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Tennis: présent dans le top 50 à Lords Mobile, Monfils raconte sa passion pour les jeux vidéo

Avant de débuter le Masters 1000 de Bercy, Gaël Monfils est revenu pour RMC Sport sur sa passion pour les jeux vidéo.

Il y a 200 millions d’utilisateurs du jeu Lords Mobile dans le monde et tu es dans le top 50 des meilleurs joueurs. Comment en êtes-vous arrivé là ?

Ça fait pas mal d’années que je joue à ce jeu. Ça ne me prend pas un temps fou comme on pourrait le penser. C’est un jeu d’équipe qui est bien "timé", avec des heures précises. Les gens oublient qu’il s’agit d’un jeu d’équipe. Je suis l’un des leaders mais il y a 99 autres personnes qui jouent aussi correctement. On est plusieurs à booster l’équipe. Ça m’a permis de bien évoluer dans le jeu.

Quel est l’objectif du jeu Lords Mobile ?

On est une centaine dans notre "guilde" (équipe). Le but est de créer une équipe performante pour pouvoir prendre un royaume, plein de territoires pour pouvoir faire des alliances qui nous permettront de devenir baron, puis empereur et dominer tout le jeu pendant une courte période. Devenir empereur c’est quasiment impossible pour l’instant mais on ne sait jamais… Je suis un peu dépassé parce que tout va très vite. Je reste au top mais pas encore où j’aimerais bien être.

Les gens savent quand ils jouent contre vous ?

Au début non, maintenant oui. Ça a ses côtés positifs et ses côtés négatifs. J’ai joué pas mal d’années sous mon pseudonyme. La plupart des gens de ma guilde ne m’appellent que par mon pseudo. Ils ne m’appellent jamais Gaël ou "la Monf". La plupart des gens savent que je suis la même personne qu’au début mais c’est parfois différent depuis que c’est devenu public. Il y a aussi Gilles Simon, l’un de mes meilleurs potes qui joue. On est dedans depuis pas mal de temps.

Comment vous est venue cette passion pour les jeux vidéos ?

Comme tous les gamins j’aimais bien les jeux vidéos quand j’étais jeune. J’ai commencé avec la Nintendo puis la Super Nintendo, puis la Playstation…

Ça aide à sortir du quotidien du tennis ?

C’est différent. Il y a pas mal de choses qui nous font sortir de ce monde. Il y a les jeux vidéos mais je compose aussi pas mal de musique. J’essaye de faire d’autres choses que du tennis pur. J’ai d’autres hobbies dans ma vie.

Pensez-vous que l'e-sport est vraiment un sport ?

L'e-sport est un sport. Dans tous ceux qui jouent aux jeux vidéos il y a ceux qui en font le dimanche comme passe-temps, comme j’ai pu le faire. Mais les "e-sportifs" c’est un autre niveau, c’est une autre classe. C’est un sport différent, mais c’est un sport qui demande beaucoup d’entrainement, de dextérité, de concentration, de maîtrise de ses émotions. Il ne faut pas oublier que les e-sportifs sont souvent accompagnés dans des centres. Ils ne font pas que jouer aux jeux vidéos. Et puis il y a beaucoup d'e-sports d’équipe qui demandent pas mal de réunion pour élaborer des stratégies. Ils font aussi de l’entrainement physique et mental. Il faut aussi travailler les réflexes.

Croyez-vous à l’arrivée de l'e-sport aux Jeux Olympiques ?

C’est un sujet délicat vis-à-vis de l’olympisme et de ses valeurs. Mais quand l'e-sport sera totalement popularisé en tant que sport il pourra avoir sa place. Ce n’est pas encore tout à fait le cas. Certaines personnes comme moi vont prôner que c’est un sport, d’autres vont y être opposé.

dossier :

Gaël Monfils

Antoine Arlot