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Affaire de la sextape : Benzema dénonce un "acharnement"

Karim Benzema

Karim Benzema - AFP

Pour la première fois depuis sa mise en examen dans l’affaire de chantage à la sextape contre Mathieu Valbuena, Karim Benzema s’est exprimé publiquement ce mercredi, dans le journal de 20h sur TF1. L’attaquant du Real Madrid dénonce l’acharnement dont il s’estime victime.

Le but de cette interview

« Je voulais revenir un peu sur tout ça, tout l’acharnement médiatique qu’il y a sur moi. C’est de l’acharnement, il n’y rien d’autre à rajouter. On m’accuse, on me traîne dans la boue dans tous les sens, comme si j’étais un criminel. C’est quelque chose d’horrible. »

Sa version des faits

« Ce qu’il s’est passé, c’est simple. J’entends qu’il y une vidéo qui tourne sur lui. Je viens le mettre au courant mais il avait l’air déjà au courant. Je lui ai dit que je pouvais l’aider parce que j’ai un ami à Lyon. Il pourrait gérer, c’est Karim Zenati. On parle de ça. Je lui parle de lui. S’il avait prévenu sa famille, c’est le plus important. Je lui parlais de choses sincères, je lui ai parlé avec le cœur. Il m’a dit qu’il avait prévenu sa famille. Que j’entende que j’ai fait du chantage, que je lui ai demandé de l’argent, ça me rend fou, ça n’a rien à voir, c’est n’importe quoi. Je gagne bien ma vie et ça fait longtemps. Je n’ai pas besoin de gagner de l’argent. Quand je rends un service, je n’attends pas d’argent. On n’a jamais parlé d’argent ou quoi que ce soit. Je lui ai dit deux ou trois fois parce que mon ami est à Lyon et il peut régler pas mal d’histoires. »

Les reproches de Valbuena

« Au départ, je ne pense pas qu’il pense ça. C’est après qu’il s’est fait retourner le cerveau, donc c’est facile. Mais le jour même, on n’a jamais parlé d’argent. Les maîtres-chanteurs ? Je ne les connais pas. Karim Zenati est mon ami d’enfance. Il a été en prison, il en est sorti il y a deux ans, il a une nouvelle chance à saisir. C’est comme mon frère. »

L’emploi du mot « tarlouze »

« Je le comprends (Valbuena) oui, après tout ça. Quand je le vois le soir (au rassemblement de l’équipe de France à Clairefontaine), il n’est pas déçu, au contraire. Il me dit "merci frérot de m’avoir prévenu". La seule chose que je regrette, c’est au téléphone avec mon ami d’enfance, d’avoir pris ça à la rigolade. Je m’en excuse auprès de lui et de sa famille. Au téléphone, on rigole. Un mot comme ça, tous les joueurs peuvent le comprendre. Dans un vestiaire on ne se dit pas "mon cher". Ce n’est pas réfléchi, ça sort comme ça. »

De mauvaises fréquentations ?

« Je ne sais pas de quoi on parle quand on parle de mon entourage. Je suis fier de ma famille et de mes amis, je reste toujours fidèle. Je viens d’un quartier, j’ai réussi, je montre à l’exemple à beaucoup de jeunes et à mon entourage. J’ai été blanchi dans l’histoire (affaire Zahia) où je n’avais rien à voir. Il fait oublie cette histoire. »

Des explications à venir avec Valbuena ?

« Je n’ai pas besoin de l’appeler. Il est à Lyon, j’aurais pu aller le voir, j’aurais pu m’excuser pour ce passage-là (où il le traite tarlouze lors d’une conversation téléphonique, ndlr). La garde à vue ? Je ne comprends pas pourquoi ils m’ont sali. Ils m’ont mis en garde à vue en me faisant dormir comme un malpropre alors que c’est moi-même qui ai demandé à être entendu. »

Quelle fin pour cette affaire ?

« Je ne joue pas avec les caméras, je ne joue pas un jeu, moi. Je suis là pour être sincère. J'espère que ça va bien se terminer, qu'on va tous être bien, que ce soit Mathieu, moi, mon ami. Et voilà, qu'on retourne tous en équipe de France pour gagner cet Euro. »

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