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Euro Espoirs: Upamecano justifie son choix du Bayern et parle de son lien fort avec Nagelsmann

Il aurait pu prétendre être à l’Euro avec l’équipe de France A. Mais Dayot Upamecano sera l’un des leaders des Espoirs, qui disputent un quart de finale de l’Euro de la catégorie face aux Pays-Bas lundi. Pour RMC Sport, il évoque notamment son arrivée au Bayern, avec Julian Nagelsmann, son entraîneur à Leipzig, qui rejoindra la Bavière également à partir sa la saison prochaine.

Dayot Upamecano, pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous avez choisi de signer au Bayern?

Quand ils m’ont approché, avec mes agents et ma famille, j’ai senti que j’étais une pièce importante. On a eu une très bonne discussion. Pour moi, c’est le meilleur club au monde. Ça n’a pas été difficile, même s’il y avait d’autres clubs sur moi. 

Quels arguments vous ont été présentés?

Des arguments sportifs tout simplement. Ils me suivaient déjà depuis un moment… quand j’avais 16-17 ans. Ils me connaissent très bien, ils m’ont donné un plan de carrière assez clair, bien structuré et pour moi, aller au Bayern, c’était la meilleure décision.

Le vivez-vous comme une consécration?

Bien sûr! Je suis impatient de commencer avec eux, de pouvoir m’entrainer avec eux. Quand tu joues contre le Bayern, tu vois un peu comment ça se passe. C’est un club où tu sens que les joueurs sont confiants, que tout est structuré… ça donne envie.

Il y a beaucoup de joueurs français au Bayern, ça a été quelque chose d’important dans votre décision?

Oui c’était important aussi. J’ai joué avec eux en équipe de France. Je suis très heureux parce que je vais pouvoir rester avec eux, mais je pense aussi que c’est important de parler allemand, de communiquer avec tout le monde. On a beaucoup de talents en France et je pense que c’est pour ça que l’Allemagne est attiré par les Français.

Avez-vous parlé avec Deschamps de ce choix?

Non, je n’ai pas pu parler avec lui. Mais c’est quelqu’un qui est venu vers moi quand j’ai fait ma première sélection. Il m’a donné beaucoup de conseils, il m’a parlé. Les joueurs aussi. J’espère qu’ils vont gagner cet Euro. Moi je vais me concentrer sur ce que j’ai, c’est à dire l’Euro Espoirs.

Vous allez retrouver Nagelsman au Bayern, était-ce important pour vous d’avoir un coach que vous connaissiez?

Oui, on a discuté ensemble. On fait beaucoup de vidéos ensemble. Il nous demande beaucoup mais il nous aide beaucoup aussi au quotidien. Je suis très heureux qu’il ait pu signer au Bayern et j’espère qu’on apportera du succès ensemble au club.

À quel point a-t-il était important dans votre carrière?

Il a été très important. Surtout dans l’utilisation de la vidéo. Il m’a toujours dit ce que je faisais de bien ou de mal et c’est ce que je préfère chez un entraîneur. Il sait te montrer tes défauts. Il est très intelligent et il a une vision du jeu qui me plait.

Vous n’avez pas été sélectionné à l’Euro, ça a été une grosse déception?

Je suis un peu déçu c’est vrai, mais c’est comme ça. Je ne peux pas me concentrer sur des choses que je n’ai pas. Je veux essayer d’aider au maximum les Espoirs désormais et qu’on arrivera à remporter ce titre.

Sentez-vous que vous avez les moyens de gagner cet Euro?

Bien sûr! On a tout ce qu’il faut, on se connait tous depuis un moment maintenant, il y a qualité pour y arriver. Il y a de la concurrence aussi dans cette équipe et on va se battre pour prendre ce titre.

Qu’avez-vous appris de votre passage en équipe de France A?

Beaucoup parce que j’ai pu parler avec les gars et Didier Deschamps. Le coach a pris le temps de parler avec moi. Maintenant, je sais que je dois faire mieux. Je vais continuer à me battre pour revenir.

On aimerait parler de votre personnalité, car on ne vous connait pas bien en France. Certains vous qualifie de timide, c’est vrai?

Non je ne pense pas. Il ne faut pas confondre timidité et calme. Je ne suis pas timide, je suis calme. J’essaye de prendre mon temps avant de dire ou de faire n’importe quoi. Mais je ne suis pas timide. En plus, à mon poste, on doit parler sur le terrain. Et je le fais parce que c’est très important.

Vous étiez bègue quand vous étiez jeune, est-ce devenu une force?

Oui je pense. Quand j’étais jeune, on avait tendance à se moquer de moi. J’allais travailler avec ma mère sur le marché de temps en temps, et c’était un peu la même chose. Souvent des moqueries. Au final, c’est devenu plus une force qu’un problème.

Le football vous a aidé à surpasser ça...

En U15, j’ai commencé à être capitaine et quand j’allais sur le terrain, je dégageais autre chose et finalement j’ai pu en tirer une force grâce à ça.

L.Tanzi