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Stars, favoris, diffusion en France... quatre choses à savoir sur la Chinese Super League

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La saison 2017 de la Chinese Super League, le championnat national de football en Chine, débute ce samedi et sera à suivre tous les week-ends sur SFR Sport 2. La compétition, qui a rythmé le mercato hivernal à coups de transferts retentissants, ne manquera pas de d'attrait. Petit passage en revue des arguments de cette nouvelle compétition diffusée en France.

Soixante matchs à regarder… uniquement sur SFR Sport 2

Demandez le programme ! La saison 2017 de la Chinese Super League s’ouvrira ce samedi 4 mars et lancera le rythme de la compétition, qui verra deux de ses rencontres diffusées en direct sur SFR Sport 2. Ce seront, en tout et pour tout, 60 matchs qui seront retransmis sur cette chaîne, avec Guillaume Lagnel, Vincent Petitpez et Xavier Barret aux commentaires, aux côtés des consultants Samuel Lobé et Jean-Michel Badiane. Le coup d’envoi de ce dispositif exceptionnel sera donc donné ce samedi (8h30) avec la rencontre entre le Guangzhou R&F et le Tianjin Quanjian, qui a recruté le Brésilien Pato et le Belge Axel Witsel.

Des stars comme s’ils en pleuvaient

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Avec un recrutement massif cet hiver, la Chinese Super League ne manquera pas d’étoiles. Si la Premier League détient toujours le monopole en matière de dépenses sur le marché des transferts (1 651 M€), le championnat chinois lui emboite sérieusement le pas (507 M€, contre 358 M€ pour la France) en étant le deuxième pays le plus dépensier du monde.

Et cela se ressent au niveau du casting : Oscar, recruté à Chelsea par le Shanghai SIPG contre 60 M€, Carlos Tevez, qui est passé de Boca Juniors au Shanghai Shenhua avec un salaire astronomique de 38 M€ par an, ont notamment rejoint les Hulk (Shanghai SIPG), Jackson Martinez (Guangzhou Evergrande), Ezequiel Lavezzi, Gervinho, Stéphane M’Bia (Hebei China Fortune) ou encore Ramires Jiangsu Suning) déjà présents.

Et sur le banc, c’est pas mal non plus avec les présences du champion du monde 2002 avec le Brésil Luiz Felipe Scolari, le champion d’Angleterre 2014 avec Manchester City Manuel Pellegrini ou encore le vainqueur de la Ligue Europa 2011, André Villas Boas, mais aussi d’autres grands noms comme Gustavo Poyet, Felix Magath et même… Fabio Cannavaro !

La Chine a aussi son PSG

Il s’agit du Guangzhou Evergrande, qui domine largement depuis 2011 cette Chinese Super League. Et même le continent puisque le club a également décroché deux Ligue des champions asiatiques (2013, 2015) sous les ordres de Luiz Felipe Scolari. Mais cet équivalent du PSG va devoir composer avec une forte concurrence, notamment celles du Shanghai SIPG, qui s’est renforcé avec Oscar et l’ancien Monégasque Ricardo Carvalho, du Shanghai Shenhua, qui misera beaucoup sur sa principale folie, Carlos Tevez, et du Hebei China Fortune, véritable équipe de… Ligue 1 avec M’Bia, Gervinho et Lavezzi, reconverti selon ses propres dires milieu de terrain.

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Un championnat à forte valeur politique

Dépenser beaucoup d’argent et aligner de la star, c’est bien. Le faire intelligemment, c’est mieux. Si les dépenses des différents clubs du championnat, tous aux mains pour la plupart de grands hommes d’affaires (les Tycoons) ou de conglomérats privés ou étatiques, ont assuré la promo de la Chinese Super League, les autorités du pays ont décidé de sévir et de régulariser les transferts, afin d’éviter la montée en flèche et incontrôlable des salaires et des indemnités sur les mouvements de joueurs.

La volonté du président chinois XI Jinping - grand, grand fan de foot - est claire : faire de son pays une place forte sur l’échiquier mondial du football, lui qui figure pour le moment loin des strass et paillettes (86e nation au classement FIFA). Pour cela, la politique de la Chine en matière de ballon rond va désormais se concentrer un peu plus sur la formation (45 000 ouvertures d’écoles de football et 70 000 terrains de prévus d’ici 2025) et la détection de talents. Rien de bien illogique lorsqu’on se souvient que la Chine, qui souhaite aussi organiser une Coupe du monde d’ici 2030, abrite plus de 1,3 milliard d’habitants.