RMC Sport

Coronavirus: pas de vaccination au Vélodrome, Véran rejette la contribution des stades

Auditionné mardi en commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a confirmé son refus de réquisitionner des stades qui pourraient jouer le rôle de vaccinodromes géants.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a défendu ce mardi la stratégie vaccinale du gouvernement de Jean Castex devant la représentation nationale, et a répondu aux questions des députés qui siégeaient en commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale.

Le ministre de la Santé a confirmé ce qu’il avait déjà dit à maintes reprises depuis la fin de l’année 2020, et encore très récemment à l’occasion d’un point presse, à savoir qu’il rejette l’option de vaccinodromes géants. L'OM avait pourtant proposé de mettre le Vélodrome à disposition.

>> Le sport face au coronavirus, les infos en direct

Véran veut limiter les risques de déconvenue

Fervent partisan d’une vaccination de proximité, Olivier Véran a rappelé qu’il avait fait le choix "de ne pas développer de grands gymnases ou des grands stades de foot, mais de privilégier les centres de vaccination développés en partenariat avec des élus". Le but affiché étant qu’à terme, "nous ayons entre cinq et sept centres par département", a fait savoir Olivier Véran.

Avec la multiplication d'immenses infrastructures transformées en centres de vaccination géants, le ministre de la Santé craint les contraintes supplémentaires que cela pourrait engendrer pour les personnes les plus fragiles, les plus âgées, tout autant que la dispersion des doses de vaccin. "Plus nous multiplions les centres, plus nous allons multiplier les déconvenues ou les risques de déconvenues en termes d’alimentation de ces centres", a-t-il argumenté.

"J’ai déjà demandé aux élus d’identifier les grandes structures dans lesquelles nous pourrions travailler avec eux, pour y rassembler des médecins, des infirmières, expliquait-il déjà le 5 janvier dernier. Je ne suis pas du tout certain que ça doive prendre la forme de grands stades dans lesquels viendraient faire la queue des milliers de personnes en plein hiver. Je crois vraiment à la proximité et au savoir-faire des professionnels de santé sur lesquels nous pouvons nous appuyer."

QM