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Nantes: 4 raisons de rêver d'un exploit face au PSG en Coupe de France

Opposé ce mercredi à l'ogre parisien en demi-finale de la Coupe de France (21h), au Parc des Princes, le FC Nantes a en théorie très peu de chances de se qualifier pour la finale. Pour plusieurs raisons, les Canaris peuvent malgré tout avoir l'espoir fou de faire plier les Parisiens.

Le leader incontesté de la Ligue 1, en passe de s’offrir une huitième couronne, face au 15e du championnat, qui n’a toujours pas assuré son maintien. Sur le papier, la demi-finale de la Coupe de France disputée ce mercredi (21h) entre le PSG et Nantes paraît franchement déséquilibrée. La logique voudrait que les Canaris, dont le dernier trophée remonte à 2001, soient gobés tout crus par les ouailles de Thomas Tuchel, qui font figure d’archi-favoris pour rejoindre Rennes au Stade de France le 27 avril prochain. Preuve que cette affiche est déséquilibrée, la victoire du FCN est quasiment cotée à 20 sur les sites de paris sportifs. Pas de quoi décourager les plus fervents supporters nantais, qui peuvent avoir des motifs d’espoir. Voilà les raisons de croire à un exploit.

Paris est toujours déplumé

Pas de Neymar, dont le retour à l’entraînement est prévu ce mercredi mais qui ne pourra tenir sa place face aux Nantais. Pas d’Edinson Cavani, touché à la hanche. Pas d’Angel Di Maria, forfait pour cause de blessure à la cuisse. Ni de Thomas Meunier, qui souffre d’une lésion au genou. Le PSG est privé de plusieurs joueurs importants pour cette demi-finale. Tuchel a certes récupéré en début de semaine Dani Alves et Julian Draxler, remis de leur blessure respective à un genou et à une cuisse, mais il n’est pas certain de pouvoir les aligner. "Ils pourraient peut-être revenir. Il manque beaucoup de joueurs, il est nécessaire qu’on joue ensemble et qu’on soit concentrés", a indiqué mardi l’entraîneur allemand. Déplumé, avec seulement seize joueurs sur la feuille de match, le PSG a peiné dimanche pour se défaire de Toulouse (1-0) en championnat. Et peut s’attendre à rencontrer autant de difficultés contre une équipe nantaise qui peut de son côté compter sur le retour de Majeed Waris, l’un de ses meilleurs joueurs cette saison.

Guingamp a prouvé que c’était possible

Comme les Nantais, les Guingampais n’avaient a priori aucune chance de faire tomber le PSG lorsqu’ils se sont présentés au Parc le 9 janvier dernier en quart de finale de la Coupe de la Ligue (2-1). Paris restait alors sur 44 matchs sans défaites dans les Coupes nationales. Et pourtant, les Bretons ont réussi ce qui semblait impossible. Menés au score, ils avaient fait plier Paris en convertissant deux penalties et en faisant preuve d’une solidarité de chaque instant. Jocelyn Gourvennec avait misé avec succès sur une ligne défensive de six joueurs pour annihiler les offensives adverses. Les Parisiens, eux, étaient apparus trop faciles, ne montrant pas assez d’envie pour "tuer" le match. "On a été plus agressifs, on a marqué, mais on a "oublié" de marquer le deuxième. En fait, pendant presque tout le match, on a joué avec trop de confiance. On pensait que rien ne pouvait nous arriver", avait déploré Tuchel. Pour créer les conditions d’un exploit, les Nantais connaissent donc le plan à suivre: réaliser un énorme match et espérer que Paris retombe dans ses travers en livrant une copie insipide.

Vahid doit une revanche au FCN

Il serait exagéré de voir Vahid Halilhodzic comme un spécialiste de la Coupe de France, mais le technicien franco-bosnien a une relation particulière avec cette compétition. Il l’a remporté en 2004 lorsqu’il était sur le banc du PSG et avait atteint la finale 21 ans plus tôt sous les couleurs du FCN. En 1984, les Canaris avaient chuté face au PSG de Safet Susic (3-2). Une défaite que n’a pas oublié Halilhodzic, qui entend bien offrir une vengeance au peuple nantais. "Nous étions champions de France et tout le monde pensait que nous allions réaliser le doublé coupe-championnat. Mais en finale, contre le PSG, nous avons perdu à cause de moi. Alors que nous menions 2-1, j'ai raté deux occasions de but. J’ai voulu en faire un peu trop: je pouvais marquer mais j’ai fait un crochet de trop. 35 ans après, je m’en souviens encore. Je dois faire mon mea culpa sur cette rencontre", avait-il confié en janvier dernier en conférence de presse. Le moment est venu pour "Coach Vahid" de se rattraper.

Nantes sait résister aux Parisiens

Soyons honnêtes, Nantes ne se présente pas au Parc avec un énorme capital confiance. Valentin Rongier et ses coéquipiers restent sur une défaite assez invraisemblable contre Lille (3-2). Alors qu’ils menaient 2-0, ils ont encaissé trois buts en sept minutes, manqué un penalty en fin de match et donc laissé les Dogues repartir de la Beaujoire avec les trois points. Mais Halilhodzic croit en la capacité de ses joueurs à digérer cet échec pour repartir de l’avant et aborder au mieux ce déplacement en terres parisiennes. "On doit tenter et avoir de l'audace. Je fais tout avec le staff pour préparer au mieux mes joueurs à ce match. On a essayé de motiver les garçons avec des images du Stade de France, des images du trophée, pour leur donner envie", a-t-il expliqué mardi. Nantes a tout intérêt à s’inspirer de son dernier match contre Paris. Combatifs comme s’ils jouaient leur maintien sur chaque duel, les Canaris avait résisté au PSG pendant une heure le 22 décembre dernier en championnat, avant de céder sur un but de Kylian Mbappé à la 68e (1-0). Malgré la défaite, le FCN avait montré qu’il pouvait se sublimer pour tenir tête à l’ogre parisien, en s’appuyant notamment sur un marquage très serré pour ne laisser que très peu d’espaces à son adversaire. Il faudra faire encore mieux pour gagner le droit de défier le rival rennais en finale.

RR