RMC Sport

Ce qui a changé depuis le premier Monaco-PSG de la saison

Edinson Cavani face à Monaco, le 28 août dernier

Edinson Cavani face à Monaco, le 28 août dernier - AFP

Le 28 août dernier, Monaco battait le PSG (3-1) lors de la 3e journée de Ligue 1. Juste un petit accroc pour l’ogre parisien, pensait-on alors. Sauf que depuis, beaucoup de choses ont changé. De l’explosion de Mbappé aux difficultés rencontrées par Unai Emery, en passant par le « clash » Le Guen-Beye, voici ce qui s’est passé pour les deux clubs, qui s’affrontent ce samedi (21h) en finale de la Coupe de la Ligue.

Kylian Mbappé a explosé

Difficile à imaginer aujourd’hui, mais lors du premier Monaco-PSG cette saison, Kylian Mbappé n’avait inscrit qu’un but en L1 dans sa carrière. Blessé lors de la première journée à Guingamp, le jeune attaquant de l’ASM n’était même pas dans le groupe pour affronter les Parisiens. Depuis, non seulement il est devenu incontournable dans l’équipe de Leonardo Jardim, mais il en est l’une des plus grandes forces (12 buts, 5 passes décisives en championnat). Qui aurait pensé, en août dernier, que Mbappé serait aujourd’hui international français, à seulement 18 ans ?

A lire aussi >> Monaco-PSG : Falcao et Sidibé dans le groupe pour la finale 

David Luiz est parti

David Luiz a porté le maillot du PSG pour la dernière fois lors de ce match à Monaco. Titularisé aux côtés de Presnel Kimpembe, le Brésilien avait vécu un calvaire, en provoquant notamment le penalty transformé par Fabinho. Sorti juste après l’heure de jeu, au profit de Thomas Meunier, il a fait ses valises quelques jours plus tard pour retourner à Chelsea. Où il est en passe de remporter la Premier League.

A lire aussi >> Monaco-PSG: Marquinhos et Krychowiak absents du groupe pour la finale 

La position d’Unai Emery s’est fragilisée

Les mois ont passé mais Unai Emery, arrivé pour faire franchir un cap au PSG, n’a toujours pas trouvé la clé pour refaire du club de la capitale une équipe sans rivale sur la scène nationale. Depuis ce 28 août, Paris a perdu trois fois et a concédé cinq nuls en championnat. Il n’a réussi à battre ni Monaco, ni Nice, ses deux rivaux pour le titre en L1. Tactiquement, Emery a encore du mal à mettre en place le style de jeu qui lui a permis de gagner trois fois la Ligue Europa avec le FC Séville. Et la débâcle de Barcelone (6-1) l’a encore plus fragilisé.

Monaco est devenu une machine 

Contrairement au PSG, Monaco est devenu une superbe machine à gagner depuis ce match. Même après sa victoire contre les Parisiens, pas grand-monde n’aurait parié sur une ASM leader du championnat et qualifiée pour les quarts de finale de la Ligue des champions, avec l’un des jeux les plus enthousiasmants d’Europe. Mais Falcao est redevenu un goleador, Lemar et Bernardo Silva ont pris feu, le phénomène Mbappé a éclaté, Bakayoko s’est transformé en monstre, Mendy réussit de nouveau ses centres…

A lire aussi >> PSG : Draxler explique sa fausse dispute avec Matuidi 

Paul Le Guen est peut-être en train d’avoir raison

Juste après la défaite face à Monaco, Paul Le Guen livrait son analyse au micro de Canal+. Et lançait un débat toujours pas refermé depuis: Unai Emery est-il l’entraîneur qu’il faut au PSG pour lui faire franchir un cap? "Je suis choqué d’entendre qu’Emery travaille plus, que ce sera formidable avec lui. Je suis agacé d’entendre qu’il est meilleur que son prédécesseur, on verra", avait lâché l’ancien entraîneur parisien. Une position assumée et qui lui a depuis valu une belle passe d’armes avec Habib Beye, autre consultant pour Canal+.

A lire aussi >> OM-PSG: ça a encore chauffé entre Beye et Le Guen

"Tu as eu un jugement après le match de Monaco, très sévère sur Unai Emery, a rappelé l’ancien Marseillais au lendemain de la victoire parisienne face à l’OM (5-1). Tu as pu dire qu’il ne suffit pas d’arriver avec un cahier sous le bras, on déroule le tapis rouge… Je ne vais pas tout citer." Des propos jugés "hallucinants" par Le Guen qui, en cas de défaite parisienne en finale de la Coupe de la Ligue, pourra dire qu’il a bien fait d’attendre avant de dire qu’Emery ferait mieux Laurent Blanc.

Alexandre Alain Rédacteur