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La disparition de la Coupe de la Ligue met fin au foot gratuit à la télé, selon Thiriez

Frédéric Thiriez, ancien président de la Ligue de football professionnel et grand défenseur de la Coupe de la Ligue, regrette sa disparition.

Frédéric Thiriez n'est pas nostalgique mais il défend un produit qu'il a porté à bout de bras avant de le voir disparaître vendredi: la Coupe de la Ligue. L'ancien président de la Ligue de football professionnel (2002-2016) regrette la fin de la compétition dont le dernier match sera la finale entre le PSG et l'OL. La disparition de la coupe, créée en 1994 par Noël Le Graët, son prédécesseur à la Ligue, a été votée en septembre dernier par le conseil d'administration de l'instance. Pour Frédéric Thiriez, il s'agit de la fin des derniers matchs de foot gratuits à la télévision.

"La seule fenêtre gratuite sur le football professionnel"

"Tout le monde ne peut pas se payer un abonnement aux chaînes payantes, justifie-t-il dans L'Equipe. La Coupe de la Ligue, diffusée par France Télévisions, c’est la seule fenêtre gratuite sur le football professionnel. Je me suis battu pour cela, avec le soutien du conseil d’administration. Ça n’a pas toujours été facile. Ainsi, par exemple, en 2012, nous avons préféré maintenir notre partenariat avec les chaînes du service public, alors que Canal+ nous proposait une somme supérieure, mais pour une diffusion en crypté."

Depuis 2016 toutefois, Canal+ a obtenu l'intégralité des droits de diffusion de la compétition alors que France Télévisions ne diffuse plus que la plus belle affiche à partir des 16es de finale. Pour Frédéric Thiriez, la fin de la Coupe de la Ligue ne se justifie pas par les arguments avancés sur la nécessité d'alléger le calendrier des clubs. 

"La suppression de la Coupe de la Ligue, qui se joue en semaine, ne fera gagner aucun week-end au Championnat, clame l'avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation. Quitte à revenir sur des sujets qui fâchent, la seule réforme de nature à améliorer le calendrier eut été la réduction de l’élite à 18. Mais les clubs n’en veulent pas. Je le sais, j’ai essayé."

NC