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Coupe du monde 2018 : les stars du mondial

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736 joueurs vont disputer la Coupe du monde à partir du 14 juin en Russie. Parmi eux, certains vont porter les espoirs de tout un pays. La rédaction de RMC Sport a choisi les 10 stars à suivre durant ce Mondial.

Mohamed Salah (Egypte)

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Même s’il ne joue pas dans une grande nation de ce Mondial, le nom de Mohamed Salah est un des premiers sortis dans cette liste. Et pour cause : le Pharaon a éclaboussé la saison 2017-2018. En Premier League, il a tout raflé au niveau personnel : meilleur joueur du championnat, meilleur buteur de l’histoire sur une saison avec 32 réalisations, 10 passes décisives.

Si Liverpool a atteint la finale de la Ligue des Champions, Mohamed Salah est un des grands artisans : il a fini deuxième meilleur buteur derrière Cristiano Ronaldo avec 10 buts. Longtemps, il se souviendra du 24 avril 2018 : en demi-finale aller contre l’AS Rome, l’Egyptien réalise un match exceptionnel avec deux buts et deux passes décisives. Il est devenu la nouvelle coqueluche d’Anfield. Pourtant, avant cette saison, Salah était surtout critiqué par son manque de constance et d’instinct de « tueur » devant le but. L’attaquant a rendu hommage à son coach Jurgen Klopp : « Avec l’entraineur, je joue plus près des buts et cela me donne l’opportunité de marquer. Il m’aide beaucoup en me donnant des conseils spécifiques. »

Mohamed Salah a failli rater le Mondial : blessé à l’épaule gauche lors d’un duel avec Sergio Ramos, les nouvelles étaient peu rassurantes. Finalement, selon son sélectionneur Hector Cuper, il sera présent dès le premier match contre l’Uruguay. Une excellente nouvelle pour l’Egypte.

Cristiano Ronaldo (Portugal)

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Le quintuple Ballon d’or arrive dans ce Mondial avec moins de pression. En effet, en remportant l’Euro 2016, il a inscrit une première ligne au palmarès du Portugal. Malgré tout, le joueur de 33 ans a toujours le même appétit. Sa saison au Real Madrid en témoigne. Après une première partie compliquée, le Merengue a fini en trombe. Au total, en 44 matchs avec le club espagnol, il a inscrit 44 buts et délivré 8 passes décisives.

Le natif de Madère a surtout pesé sur la scène européenne : il a remporté sa 5e Ligue des Champions et la 3e consécutive sous les ordres de Zinedine Zidane. De plus, avec 15 réalisations, il finit meilleur buteur de la compétition. Cristiano Ronaldo est également devenu le premier joueur à marquer dans les 6 matchs de la phase de groupes. Enfin, une image marquera son année : son retourné acrobatique en quarts de finale aller contre la Juventus Turin (0-3), considéré comme un des plus beaux buts de la saison.

Avant le début du Mondial, le Portugais fait parler de lui dans la colonne transferts : avec le départ de Zidane du Real Madrid et quelques phrases chocs tels que « C’était génial de jouer ici », Cristiano Ronaldo a mis le feu aux poudres. Partir ou rester ? En tout cas, il ne s’en préoccupe pas et reste focalisé sur un objectif : le Mondial.

Lionel Messi (Argentine)

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Il est indissociable de Cristiano Ronaldo, son grand rival depuis 10 ans sur la planète football. Mais contrairement à lui, Lionel Messi n’a jamais réussi à remporter une grande compétition avec l’Argentine. La dernière image de la Pulga dans un Mondial : assis au milieu du Maracana en train de regarder les Allemands soulever la Coupe du monde. Dans la liste des finales perdues, on peut rajouter celles de la Copa America 2015 et 2016. Le joueur de 30 ans sait que le Mondial 2018 est une des dernières chances de rejoindre son illustre aîné, Diego Maradona.

Lionel Messi sort encore d’une excellente saison avec le FC Barcelone : avec le départ de Neymar et l’arrivée sur le banc d’Ernesto Valverde, le jeu blaugrana a encore plus tourné autour de l’Argentin. Ses statistiques s’en ressentent : 45 buts et 18 passes décisives en 54 rencontres avec les Catalans. Avec 34 réalisations en Liga, il a remporté son cinquième Soulier d’or européen.

Avec l’Albiceleste, Lionel Messi endosse le costume de sauveur. Le sélectionneur Jorge Sampaoli a du mal à trouver la formule gagnante. La Pulga prend les choses en main : 7 buts en 10 matchs éliminatoires en zone AmSud. Lors de la dernière rencontre, il marque un triplé contre l’Equateur (1-3) et qualifie l’Argentine pour le Mondial.

Neymar (Brésil)

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En 2014, il avait tenu la Seleçao avec son seul talent. Cette année, Neymar sera très bien entouré : Philippe Coutinho, Gabriel Jesus, Roberto Firmino, Casemiro… Le Brésil se présente comme une des équipes favorites au Mondial. Après les Jeux Olympiques en 2016, le joueur de 26 ans veut accrocher le Graal sous le maillot auriverde.

L’été dernier, son transfert pour 222 millions d’euros au PSG avait fait grand bruit. Le Brésilien est venu dans le club de la capitale pour gagner la Ligue des Champions et le Ballon d’or. Les débuts sous le maillot parisien ont été excellents. Comme prévu, Neymar a régalé les publics de Ligue 1 : 19 buts et 14 passes décisives en 20 matchs de championnat. Mais sa saison ne dure que 6 mois : blessé contre l’Olympique de Marseille fin février, il souffre d’une fracture du cinquième métatarsien au pied. Opéré, il est absent lors du 8e de finale retour de Ligue des Champions contre le Real Madrid et pour toute la fin de saison.

Il a effectué son retour le 3 juin dernier en amical contre la Croatie et a inscrit un superbe but. Ses coéquipiers sont rassurants sur son état de santé : selon Danilo, « il va de mieux en mieux chaque jour, c’est de plus en plus difficile de défendre contre lui ! » Les adversaires au Mondial sont prévenus.

Kylian Mbappé (France)

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Depuis l’Euro 2016, la jeunesse a commencé à prendre le pouvoir en Equipe de France : Ousmane Dembélé, Thomas Lemar, Samuel Umtiti, Benjamin Mendy. Et surtout Kylian Mbappé. Bien évidemment, il ne faut pas oublier Antoine Griezmann, vainqueur de l’Europa League avec l’Atletico Madrid et leader technique des Bleus. Mais depuis 1 an et demi, Kylian Mbappé défie toutes les lois de la précocité. A 18 ans, avec l’AS Monaco, il réalise une énorme saison 2016-2017 : un titre de champion de France, une demi-finale de Ligue des Champions. En plus de ses 15 buts en Ligue 1, le natif de Bondy y ajoute 6 buts sur la scène européenne dont un doublé contre Dortmund en quart de finale aller.

A l’intersaison, il rejoint le PSG pour 180 millions d’euros (145M + 35M de bonus). Il forme un trio offensif avec Neymar et Edinson Cavani. Le jeune international français connait une année plus compliquée avec des périodes de disette. Malgré tout, en 44 matchs, il totalise 21 buts et 15 passes décisives.

En sélection, Kylian Mbappé s’installe au fil des matchs comme un titulaire indiscutable au sein de l’attaque tricolore. Sur chaque ballon, le joueur de 19 ans est capable de faire la différence et de débloquer des situations compliquées. Son association avec Antoine Griezmann pourrait amener l’Equipe de France loin dans ce Mondial.

Kevin de Bruyne (Belgique)

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Pour ce Mondial 2018, le sélectionneur Roberto Martinez va s’appuyer sur plusieurs joueurs dont Kevin de Bruyne. Eden Hazard est bien sûr à ne pas oublier mais l’ancien joueur de Lille sort d’une saison assez compliquée avec Chelsea malgré 22 buts et 15 passes décisives toutes compétitions confondues.

De son côté, Kevin de Bruyne a montré un niveau exceptionnel avec Manchester City. Sous les ordres de Pep Guardiola, le milieu offensif a distillé des offrandes à ses attaquants. Il termine meilleur passeur de la Premier League avec 16 passes décisives, le plus gros total dans les cinq grands championnats européens. Champion avec 100 points, le Belge a été élu dans l’équipe-type du championnat aux côtés de son coéquipier David Silva ou Christian Eriksen (Tottenham). Il n’a été devancé que par Mohamed Salah pour le titre de meilleur joueur de Premier League.

La seule ombre au tableau : l’élimination en quarts de finale de Ligue des Champions face à Liverpool. Kevin de Bruyne a été gêné par le dispositif tactique de Jurgen Klopp et n’a pas pu exprimer pleinement son talent d’organisateur. Dans le journal L’Equipe, il s’est montré prudent face au statut d’outsider donné à la Belgique : « Nous sommes un petit pays et avoir une équipe performante au niveau mondial est plus compliqué. On va travailler dur pour être prêts. »

Harry Kane (Angleterre)

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En dehors de l’Angleterre, il ne semble parfois pas apprécié à sa juste valeur. Ce Mondial 2018 pourrait lui permettre de mettre définitivement tout le monde d’accord sur son talent. Harry Kane n’est certainement pas l’avant-centre le plus dribbleur. Mais il est diablement efficace. Le joueur de 24 ans vient de réaliser sa quatrième saison d’affilée à plus de 20 buts en championnat.

Mais cette année, il a passé un cap supplémentaire : il a terminé 2017 comme meilleur buteur de la planète (56 buts en 54 rencontres) devant un certain Lionel Messi (54 buts en 64 matchs). En Ligue des Champions, avec 7 buts, il a égalé Steven Gerrard comme meilleur buteur anglais lors d’une seule édition. Mais il n’empêche pas l’élimination de son club par la Juventus en huitièmes de finale.

En sélection, « Hurrykane » s’est rapidement imposé comme le numéro 9 des Three Lions. En 23 sélections, il a fait trembler les filets à 12 reprises. Le sélectionneur Gareth Southgate lui a confié le brassard de capitaine pour ce Mondial. « C’est un honneur incroyable. C’est plus qu’un rêve. Mais je suis toujours la même personne. » a-t-il déclaré. En Russie, il devra faire mieux qu’à l’Euro 2016 où il avait déçu avec seulement 1 but.

Sadio Mané (Sénégal)

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En 2012, Sadio Mané jouait au FC Metz en Ligue 2 et était aux portes du National. 6 ans plus tard, il a joué une finale de Ligue des Champions et va disputer un Mondial avec son pays. Le Sénégalais sort d’une année incroyable avec Liverpool. Entouré de Mohamed Salah et Roberto Firmino, le joueur de 26 ans a réalisé sa saison professionnelle la plus aboutie avec 19 buts toutes compétitions confondues. Des performances qui attirent les convoitises des plus grands clubs européens dont le Real Madrid.

En sélection, Sadio Mané est déjà un joueur essentiel. Mais son rendement est parfois critiqué : en 51 sélections, il n’a marqué que 14 buts. Les supporters des Lions de la Teranga attendent que ses prestations avec le Sénégal soient équivalentes à celles avec les Reds. Pour Alain Giresse, son ancien sélectionneur, « Mané est un joueur capable de faire basculer un match du bon côté. » Il devra le montrer lors de ce Mondial pour permettre au Sénégal de sortir des poules.

James Rodriguez (Colombie)

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Il avait terminé meilleur buteur de la dernière Coupe du monde avec 6 réalisations. Cette année, plus que ce titre honorifique, James Rodriguez cherchera à faire mieux que le quart de finale perdu face au Brésil (0-2). Avec son compère Radamel Falcao, le joueur de 26 ans aura les clés du jeu colombien.

Arrivé cet été au Bayern Munich, le milieu offensif a tout de suite fait ses preuves en Allemagne. Que ce soit avec Carlo Ancelotti ou avec Jupp Heynckes, le Colombien a eu la confiance de ses coachs. Il a montré sa capacité à marquer avec ses 9 buts toutes compétitions confondues. Surtout, il a étalé sa vision du jeu sur les terrains européens avec 17 passes décisives.

En sélection, James Rodriguez est indéboulonnable : 21 buts en 61 capes. La France en a fait les frais en amical le 23 mars dernier avec une défaite (2-3). L’ancien joueur de Monaco avait délivré deux passes décisives à Muriel et à Falcao. Si James Rodriguez montre la même forme qu’en 2014, la Colombie pourrait être une nation très dangereuse en Russie.

Andres Iniesta (Espagne)

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Il est l’anti-star par excellence. Elégant sur le terrain, discret en dehors. Après avoir fait ses adieux au FC Barcelone, Andres Iniesta devrait disputer sa dernière compétition internationale avec l’Espagne. Le Mondial lui a offert sa plus belle émotion : le 11 juillet 2010, en finale, il inscrit le but vainqueur face aux Pays-Bas (1-0), le plus important de l’histoire du football espagnol. Sa célébration pour le joueur décédé Dani Jarque a été aussi forte. Depuis, le milieu de terrain est adulé dans tous les stades espagnols.

Cette saison, le joueur de 34 ans a été utilisé avec ménagement par son coach Ernesto Valverde. Il a disputé 30 matchs de Liga et 44 rencontres au total. Il a encore été dans son registre habituel : un rôle de médiateur. Il est toujours capable de casser les lignes sur une seule passe et en même temps de calmer le rythme.

En Espagne, aux côtés de Koke ou Thiago Alcantara, Andres Iniesta endosse le même costume. En Russie, il dépassera les 130 sélections et sera dans le top 3 des joueurs espagnols les plus capés avec Iker Casillas et Sergio Ramos. Un deuxième titre mondial serait la plus belle sortie pour lui avant de s’envoler pour le Japon et le club de Vissel Kobe.