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Coupe du monde (8e de finale) : les clés de France-Corée du Sud

L’équipe de France affronte la Corée du Sud en huitième de finale de la Coupe du monde, ce dimanche à Montréal (22h, heure française). Si les Bleues ont retrouvé le sourire en étrillant le Mexique (5-0), leur faux pas face à la Colombie (0-2) reste dans les têtes, comme un avertissement pour celles qui visent un podium.

C’est toujours avec leur rêve de premier podium mondial en tête que les Bleues débutent ce dimanche la deuxième phase du Mondial canadien face à la Corée du Sud, en huitième de finale à Montréal (22h). Les filles de Philippe Bergeroo restent sur un très convaincant succès face au Mexique (5-0)… mais aussi sur un revers aussi inattendu que rageant face à la Colombie (2-0) en phase de poules. Voici les clés pour une qualification pour les quarts de finale.

Garder l’efficacité offensive

Sept tirs cadrés, cinq buts. Face au Mexique, les Bleues ont renoué avec une efficacité offensive qui leur avait fait défaut, notamment face à la Colombie (six tirs cadrés, aucun but ; deux tirs cadrés, deux buts pour les Colombiennes). Face à une équipe coréenne qui pourrait fermer le jeu, l’efficacité sera la clé, comme l’explique Gaëtane Thiney. « Je pense que ça va être une équipe regroupée, qui va nous attendre, résume l’attaquante de Juvisy. Il va falloir être efficace et, pour ça, il faut de la confiance. Je pense qu’on en engrange au fur et à mesure des jours. Je n’ai pas de souci à me faire si tout le monde est dans le bon sens. »

Gérer la concurrence

Peu en vue lors des deux premiers matches, Louisa Necib et Gaëtane Thiney avaient été reléguées sur le banc face au Mexique. Pas de passe-droit, Philippe Bergeroo veut gérer la concurrence et récompenser les efforts des joueuses. Un coaching gagnant puisque c’est Marie-Laure Delie qui avait ouvert le score. « Quand on s’engage dans une compétition comme ça, on sait que les 23 ne joueront pas et qu’il y a besoin de tout le monde, insiste Kenza Dali, milieu offensive. Je pense qu’il n’y a aucune fille qui est capable d’enchainer tous les matches, ce n’est pas possible. Le coach est obligé de faire des changements, il n’y aura jamais le même 11. Tout le monde a conscience de ça. Je pense que c’est ça qui fera la différence sur la durée de la compétition. »

Maîtriser la n°9 coréenne

Elle est, sans doute à son insu, l’une des vedettes de ce début de Mondial : Park Eun Seon, 1,82m pour 74 kilos et une allure… assez masculine. De quoi relancé la rumeur selon laquelle elle serait un homme. Pas de quoi perturber outre mesure celle qui essuie ce genre de rumeur depuis 2003 et son premier Mondial avec la Corée du Sud, à l’âge de 16 ans. Mais au-delà de la polémique, il faudra surtout se méfier de son impact physique et de sa longue expérience en Coupe du monde.

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- © AFP

Ne pas penser trop vite aux quarts

Les Françaises l’ont appris à leurs dépens : malgré leurs ambitions élevées, mieux vaut ne pas trop se projeter dans cette compétition. Fortes de leur succès face à l’Angleterre (1-0) pour leur entrée en lice, les Bleues s’étaient faites surprendre par la Colombie (2-0), avant de rebondir face au Mexique (5-0). « Mais à un moment il faut aussi assumer son statut, estime Gaëtane Thiney. Ce serait mentir de dire que la France n’est pas favorite contre la Corée. Le piège, c’est plus nous-mêmes, de prendre ce match à la légère et de ne pas être sérieux. Je ne pense pas que ce sera le cas. En tout cas on fera en sorte que ça ne se produise pas. » Comme dit Dali, la France prend « step by step ».

Espérer l’appui du public

Après trois premiers matches disputés à Moncton et Ottawa, l’équipe de France débarque au Québec. A Montréal, dans une région francophone, les Bleues espèrent s’attirer les faveurs du public. D’autant qu’en cas de qualification, elles y joueraient également les quarts et demi-finales.

A.Bo avec J.S au Canada