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Coupe du monde : les Bleues cartonnent et se qualifient

Camille Abily et Marie-Laure Delie

Camille Abily et Marie-Laure Delie - AFP

L’équipe de France féminine s’est qualifiée pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde grâce à sa large victoire face au Mexique (5-0), ce mercredi. Les Bleues terminent même premières de leur groupe et affronteront la Corée du Sud au prochain tour.

L’honneur est sauf pour les Bleues. Battue par la Colombie (2-0) quatre jours plus tôt, l’équipe de France a remis les choses au point en s’imposant largement face au Mexique (5-0), ce mercredi à Ottawa (Canada). Un succès synonyme de qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde. Les filles de Philippe Bergeroo se sont très vite rassurées par le biais de Marie-Laure Delie, qui a inscrit le deuxième but le plus rapide de l’histoire de la compétition après 34 secondes de jeu (1-0, 1ere). Seule la Suédoise Lena Videkull s’était montrée plus rapide (30 secondes) en 1991.

Les Françaises ont rapidement fait le break en profitant de la fébrilité adverse sur un but contre son camp de Ruiz (2-0, 9e) avant qu’Eugénie Le Sommer ne concrétise un superbe mouvement collectif quatre minutes plus tard (13e, 3-0). « Le fait qu’on ait marqué rapidement, ça nous a permis de nous libérer tout de suite, confie cette dernière. On n’a pas eu le temps de douter et de se poser des questions. On en rêvait avant le match et ça s’est produit. On avait à cœur de se reprendre. C’est ce qu’on a fait, c’est le principal. » La Lyonnaise y est allée de son doublé en contrant involontairement une frappe de Marie-Laure Delie (4-0, 36e).

Et maintenant, place à la Corée du Sud 

Une première période parfaite qui porte la patte de Philippe Bergeroo. Car le sélectionneur français avait effectué quatre changements dans son onze de départ en écartant notamment Gaëtane Thiney et Louisa Necib, plus par précaution pour cette dernière, victime d'une petite béquille. Il avait également décidé de relancer Elodie Thomis. Un choix judicieux puisque la Lyonnaise a apporté un danger constant dans son couloir droit en étant notamment impliquée sur les deux premiers buts. « J’essaie d’être le plus juste possible, indique Philippe Bergeroo. Je me pose la question de ce qui est le mieux pour l’équipe. Là, il fallait tourner. C’est aussi un signe fort pour le groupe. Il n’y a pas de titulaires, j'ai beaucoup de monde qui peut rentrer dans cette équipe. L’avenir immédiat, c’est le Mondial mais j’ai amené 10 filles qui ont 20 ans et qui préparent 2019. »

Amandine Henry a corsé l’addition d’une frappe magnifique (5-0, 80e) qui a scellé la qualification. Et même mieux. En s’imposant sur un score plus important que l’Angleterre face à Colombie (2-1) dans l’autre match du groupe, la France reprend la première place in extremis. Et évite ainsi la Norvège au prochain tour. Elles défieront la Corée du Sud, deuxième du groupe E. « On ne va pas s’arrêter là, prévient Eugénie Le Sommer. On espère remporter notre 8e de finale. Peu importe qui sera en face de nous, il faudra gagner et être à la hauteur de nos ambitions. » Tout est bien qui finit bien pour les Bleues. Le faux pas face à la Colombie n’est déjà plus qu’un mauvais souvenir.