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France-Etats-Unis: pourquoi les Bleues peuvent avoir de l'espoir pour le choc

Les Américaines ont frôlé l'élimination face à l'Espagne, ce lundi à Reims en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2019 (2-1). De quoi donner des pistes aux Bleues, qui affronteront les championnes du monde vendredi au Parc des Princes.

L’affiche est désormais officielle! Les Etats-Unis seront l’adversaire de l’équipe de France en quarts de finale de la Coupe du monde 2019, vendredi au Parc des Princes. Les Américaines sont venues à bout de l’Espagne (2-1), grâce à un doublé sur penalty de leur capitaine Megan Rapinoe. Mais les difficultés rencontrées par les championnes du monde en titre laissent des espoirs aux Bleues.

Avoir une charnière en béton

Cette belle performance, les Espagnoles l’ont d’abord construite en défense. La paire formée par la Parisienne Irene Paredes et la Barcelonaise Maria Pilar "Mapi" Leon a fait vivre un calvaire aux attaquantes américaines, Alex Morgan en tête. Résultat : seulement 3 tirs cadrés pour les Américaines, sur 12 tentatives.

Les Bleues devront hausser le ton après avoir montré des signes de fébrilité contre le Brésil. Si Griedge Mbock a sauvé ses coéquipières en taclant sur sa ligne de but un tir de Debinha (105e), Wendie Renard a semblé plus friable qu’à son habitude. Face aux Américaines, elles n’auront pas le droit à l’erreur, chaque duel perdu offrant quasiment une occasion de but.

Ne pas avoir peur de jouer

Mais si les Américaines ont eu tant de mal face à l’Espagne, c’est aussi qu’elles ont été bousculées là où elle ne s’y attendait pas, dans le jeu. Grâce à un milieu particulièrement actif, les Espagnoles ont abattu un énorme travail pour contester la mainmise américaine sur le ballon, puis se sortir de leur pressing. De 69% de possession en moyenne lors de la phase de groupe, elles sont descendues à 53% ce lundi.

Elles ont réussi à attirer le jeu américain, si performant sur les côtés, vers l’intérieur pour s’empaler sur la défense. Sous la chaleur de la fin d’après-midi rémoise, les tenantes du titre ont aussi peiné à répondre à l’intensité physique des Espagnoles. Les températures vendredi devraient être plus élevées, mais compensées par l’horaire plus tardif du match (17h contre 21h). 

Profiter de chaque occasion

La défense américaine n’est plus imperméable. Après 18 buts inscrits sans en concéder un, elles ont craqué face à l’Espagne. Une erreur de relance de la gardienne Alyssa Naeher a été immédiatement sanctionnée par une frappe en lucarne de Jennifer Hermoso. Les Bleues doivent s’en inspirer et être attentive à chaque instant.

Car d’autres opportunités, les Espagnoles n’en ont pas eu beaucoup. Elles ont su prendre le ballon aux Américaines, mais ont eu du mal à en profiter. Identifiées parmi les points faibles de l’équipe, les latérales Kelley O’Hara et Crystal Dunn ont souffert. Mais les Ibériques auraient gagné à les attaquer encore plus. Le duel entre Kadidiatou Diani et Dunn, si l'Américaine ne se retrouve pas sur le banc vendredi, pourrait s'annoncer décisif.

HM