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L'anecdote de Lippi sur Grosso et la finale France-Italie en Coupe du monde 2006

Marcello Lippi a raconté la semaine passée une anecdote sur la finale de la Coupe du monde 2006 remportée par l'Italie contre la France. L'ancien sélectionneur de la Squadra Azzurra a expliqué comment il avait choisi ses cinq tireurs pour la séance des tirs au but.

Les supporters français peuvent résumer la finale de la Coupe du monde 2006 en trois moments clés: la panenka de Zidane, son coup de boule sur Materazzi puis la barre de Trezeguet sur son tir au but.

Côté italien, Marcello Lippi a gardé un autre souvenir de cette rencontre finalement remportée par son équipe (1-1, 5 tab à 3), celui du choix de ses cinq tireurs. L'ancien sélectionneur de l'Italie a raconté ce drôle de moment lors d'un direct avec Fabio Cannavaro.

Del Piero a tout bouleversé

Le technicien transalpin a d'abord expliqué comment il avait tout bien préparé avant la rencontre, y compris une liste d'éventuels tireurs si le match n'a toujours pas de vainqueur après la prolongation. Pirlo d'entrée, Materazzi derrière, Del Piero en trois et De Rossi en quatre... Problème, Alessandro Del Piero en a décidé autrement et a demandé à son entraîneur de tirer en dernier. 

"Je me souviens que Del Piero est venu me voir en me disant qu'il frappait le dernier, a raconté Marcello Lippi. Je lui ai demandé: 'Comment ça le dernier'. Et il m'a dit que c'était comme pour la finale de la Ligue des champions (en 1996 avec la Juventus et déjà avec Lippi comme entraîneur, ndlr). Je lui ai répondu qu'il n'avait même pas tiré ce jour-là car le quatrième de Jugovic avait suffi."

Grosso totalement surpris

Marcello Lippi a alors cherché une autre solution pour le dernier tireur et a opté pour Fabio Grosso, son latéral gauche, après un échange assez improbable à un tel moment du match.

"De Rossi voulait tirer en quatrième puis m'a dit qu'il allait tirer en troisième et laisser le suivant à Del Piero. Il en fallait un cinquième, a encore narré l'entraîneur amusé par cet heureux souvenir. Je regarde Fabio Grosso et lui indique qu'il allait être le cinquième tireur. Il me répond 'Moi?' et je lui dis que oui parce qu'il avait obtenu le penalty contre l'Australie à la 90e puis marqué le but contre l'Allemagne à la 119e. Je lui dis qu'il va tirer le dernier et il me répond 'ok'."

Quelques heures plus tard, la sélection italienne fêtait sa quatrième victoire en finale de la Coupe du monde, avec un sans-faute des cinq tireurs.

JGL avec MD