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Le Mondial 2022 au Qatar… via l’Afrique ?

L'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar

L'attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar - -

De nouvelles accusations de corruption entourent l’attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Selon le Sunday Times, le Qatari Mohamed bin Hammam a remis de l’argent à des présidents de fédérations africaines.

« Des millions de documents et d’e-mails ». Le Sunday Times fait sa Une ce 1er juin avec de nouvelles accusations de corruption à propos de l’attribution de la Coupe du monde 2022. Et affirme donc avoir de nombreuses preuves en sa possession. Un homme est encore ciblé : Mohamed bin Hammam. Le Qatari, président de la Confédération asiatique de football (AFC) de 2002 à 2011, était membre exécutif de la FIFA quand le Mondial 2022 a été attribué à son pays en décembre 2010.

Selon le journal britannique, et la BBC qui assure avoir vu également les preuves, il a directement payé des dirigeants du football africain, des présidents de fédérations, pour qu’ils demandent à leur quatre représentants au comité exécutif de la FIFA de voter pour la candidature de Doha. Des versements de 200 000 dollars auraient été effectués et des fonds auraient aussi été distribués au cours de soirées caritatives en Afrique.

L’un des quatre représentants africains, le Nigérian Amos Adamu, avait été suspendu du comité exécutif avant le vote. Le Sunday Times, déjà, avait alors affirmé qu’il demandait de l’argent en échange de sa voix. Au total, Mohamed bin Hammam, suspendu à vie en 2012 par la FIFA après avoir été reconnu coupable de corruption dans la course à la présidence, aurait dépensé cinq millions de dollars.

1,6 M$ pour Warner, 400 000$ pour Temarii ?

Jack Warner, ex-président de la Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes (Concafaf), aurait reçu des virements de 1,6 million de dollars, dont 450 000 dollars avant le vote. Le Trinidadien a démissionné de la FIFA en 2011, sur fond d’accusations de corruption. Reynald Temarii, le représentant de l’Océanie, aurait lui touché 400 000 dollars. Il était suspendu pour le vote après des révélations du Sunday Times.

Cet argent lui aurait été versé pour qu’il fasse appel et que son remplaçant, David Chung, soit empêché de participer à l’élection. S’il l’avait pu, ce dernier aurait voté pour l’Australie… Ces éléments allongent la liste des accusations de corruption à propos de l’attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar, « une erreur » a reconnu il y a quelques jours Sepp Blatter, le président de la FIFA. Et l’Angleterre, à la pointe de l’enquête, continue de demander un nouveau vote. Elle était candidate en 2010.

La rédaction