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Mondial 2018: rater son dernier match de préparation est-ce vraiment inquiétant?

Antoine Griezmann

Antoine Griezmann - AFP

Comme avant chaque édition d'un Mondial, les différentes nations engagées se testent à travers un dernier match amical avant l'événement. Les Bleus ont plutôt raté le leur, samedi, face aux Etats-Unis (1-1). Mais les résultats de ces matchs amicaux sont-ils vraiment significatifs? En regardant le passé, la réponse est plutôt… non.

La France présente un bilan très honorable en préparation de la Coupe du monde 2018 avec deux victoires face à l'Irlande (2-0) et l'Italie (3-1), puis un match nul face aux Etats-Unis (1-1). Mais les Bleus ont donc un peu manqué leur dernière marche avant le Mondial 2018. Rater cette dernière sortie est-elle mauvais signe avant l'événement planétaire en Russie? L'histoire tend à prouver que non. Même des préparations complètement manquées en terme de résultats ne présagent pas l'avenir en Coupe du monde. Retour en arrière.

L’équipe de France 1998 en est la preuve. Cette année-là, avant de décrocher leur première étoile, les Bleus sont à la peine avant le début du tournoi à domicile avec une victoire peu convaincante en Finlande (1-0). Au total, deux victoires sans briller en Belgique et en Finlande, entrecoupées d’un match nul au Maroc (2-2). En 2014, l’Allemagne n’avait pas vraiment fait non plus le plein de confiance, avec un dernier match nul contre le Cameroun précédé seulement d'un carton contre l'Arménie (6-1) et un match nul face à la Pologne (0-0).

Mais s’ils ne sont pas rédhibitoires sur l’issue d’une compétition, ces matchs amicaux peuvent néanmoins tout de même donner quelques tendances sur la spirale d’un groupe. En 2006, les Bleus avaient par exemple réalisé une campagne parfaite contre le Mexique (1-0), le Danemark (2-0) et la Chine (3-1) avant d’atteindre la finale. En 2014, même constat avec trois rencontres positives contre la Norvège (4-0), le Paraguay (1-1) et la Jamaïque (8-0), avant d’échouer en quarts face au futur champion du monde allemand (0-1).

Le fiasco de 2010

Des tendances positives observées, mais également négatives. En 2010, avant le scandale de Knysna, l’équipe de France avait trébuché contre la Chine Espoirs à domicile (0-1) dans un match d’une grande pauvreté, après une victoire poussive contre le Costa Rica (2-1) et un match nul contre la Tunisie (1-1). Trois rencontres qui donneront le ton du fiasco en Afrique du Sud. Tout l’inverse de l’Espagne, championne cette année-là, et qui s’était testée avec succès contre l’Arabie Saoudite (3-2), la Corée du Sud (1-0) et la Pologne (6-0).

Quelques contre-exemples subsistent néanmoins lorsque l’on se replonge dans le passé. En 2002, la France croit surfer sur son nuage et ses deux titres consécutifs au Mondial et à l’Euro. Les victoires contre la Belgique (2-1) et la Corée du Sud (3-2) ne seront pas suivies d’effets. Notamment avec la blessure musculaire de Zidane lors de cette dernière rencontre. En 2006, l’Italie n’avait pas franchement été impressionnante avant le Mondial remporté en Allemagne, avec deux matchs nuls face à la Suisse (1-1) puis l’Ukraine (0-0). En résumé, pas de quoi s’alarmer pour les Bleus après l’accroc des Bleus contre les Etats-Unis ce samedi (1-1) à Lyon, dernier test avant le Mondial russe.

VIDEO. Coupe du monde - A la découverte de l’hôtel des Bleus en Russie

D.W