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Mondial 2022: Amnesty International met la pression à Beckham sur les droits de l'homme au Qatar

Alors que David Beckham - selon les informations de la presse britannique - va devenir l'ambassadeur de la Coupe du monde 2022 au Qatar, Amnesty International a demandé à l'ancien international anglais de se servir de sa notoriété pour évoquer la question des droits de l'homme au sein de l'émirat.

David Beckham a pris sa retraite de joueur il y a désormais huit ans, mais l'ancienne star de Manchester United, du Real Madrid, du PSG ou des Three Lions n'est pas sans ressources, loin de là... Selon les informations du Sun, l'ex-international anglais (46 ans) devrait toucher un jackpot supérieur à 175 millions d'euros pour devenir ambassadeur de la Coupe du monde 2022 au Qatar et plus globalement du petit émirat pendant dix ans. Ce qui ne plait pas spécialement à Amnesty International.

Si la collaboration de Beckham avec le Qatar n'a pas été (encore?) officialisée, la branche Royaume-Uni de l'ONG a déjà dégainé un communiqué pour l'inviter à se servir de sa notoriété et de son rôle, et dénoncer les atteintes aux droits de l'homme du côté de Doha.

"Des travailleurs migrants ne sont toujours pas payés et les autorités n'ont pas enquêté sur des milliers de décès au cours de la dernière décennie"

"Il n'est pas surprenant que David Beckham veuille être impliqué dans un événement footballistique aussi important, mais nous l'exhortons à se renseigner sur la situation des droits de l'homme profondément préoccupante au Qatar et à être prêt à en parler, explique Sacha Deshmukh, le responsable d'Amnesty outre-Manche. Le bilan du Qatar en matière de droits de l'homme est troublant, des mauvais traitements infligés de longue date aux travailleurs migrants par le pays à ses restrictions à la liberté d'expression et à la criminalisation des relations homosexuelles."

Et de poursuivre sur les chantiers du Mondial: "Les mauvais traitements infligés par le Qatar aux travailleurs migrants – les personnes dont le travail acharné rend la Coupe du monde possible – sont particulièrement inquiétants. Malgré quelques réformes bienvenues, des travailleurs migrants ne sont toujours pas payés et les autorités n'ont pas enquêté sur des milliers de décès au cours de la dernière décennie, malgré les preuves de liens entre les décès prématurés et les conditions de travail dangereuses. Il faut faire davantage pour que cette Coupe du monde laisse un héritage positif et transforme la situation des droits humains au Qatar".

C.C.