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Pays-Bas : que sont devenus les finalistes de la Coupe du monde 2010 ?

Dirk Kuyt après la finale de la Coupe du monde 2010

Dirk Kuyt après la finale de la Coupe du monde 2010 - AFP

Ils ont été finalistes de la Coupe du monde 2010, battus par l'Espagne (0-1 ap). Mais les 11 titulaires à Johannesburg, depuis plus de six ans, ont emprunté des trajectoires totalement différentes. Avant le France-Pays-Bas de lundi soir (20h45), focus sur ces Oranje qui faisaient peur.

Robin van Persie (Fenerbahçe, 33 ans)

À désormais trente-trois ans, le meilleur buteur de l’histoire de la sélection néerlandaise (101 matches, 50 buts) semble courir après une splendeur perdue. Depuis cette finale du Mondial 2010, lors de laquelle il a d’ailleurs été fantomatique, l’élégant gaucher a connu l’acmé de sa carrière trois ans plus tard en étant le grand artisan du dernier titre de champion d’Angleterre décroché par Alex Ferguson avec Manchester United (26 buts en Premier League). Avant de connaître un lent mais certain déclin. Malgré la venue de van Gaal, son ancien coach en sélection à la Coupe du monde 2014, sur le banc des Red Devils, l’ex-Gunner n’a plus jamais brillé de la même façon. À Fenerbahçe depuis l’an dernier, RVP ne jouit plus d’une place de titulaire cette saison et se retrouve en concurrence avec Emmanuel Emineke, Moussa Sow ou encore le Brésilien Fernandão. En sélection, Danny Blind ne l’a plus appelé depuis octobre 2015 et ne plus compte sur lui.

Dirk Kuyt (Feyenoord Rotterdam, 36 ans)

Le temps passe mais ne semble avoir aucune emprise sur lui. Si Dirk Kuyt n’a plus ses jambes de vingt ans, il continue toujours de courir. Inlassablement, même. Après une de fin de romance passionnée avec Liverpool, l’ailier néerlandais a fait les beaux jours du Fenerbahçe durant trois saisons (2012-2015) avant d’évoluer aujourd’hui au sein de son club formateur du Feyenoord Rotterdam. Brassard de capitaine au bras, il a signé une saison de très haute facture l’année dernière (19 buts en championnat) et a entamé celle-ci sur les mêmes bases. L’un des joueurs les plus en vue lors du dernier Mondial avec les Pays-Bas, où sa polyvalence à plusieurs postes a fait merveille. Mais il a mis un terme à sa carrière internationale dans la foulée.

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Wesley Sneijder (Galatasaray, 32 ans)

Alors que Robben se débat sans cesse avec son corps, Sneijder (124 sélections), lui, est le dernier de l’épopée de 2010 au sein de la sélection oranje à tenir véritablement son rang. Désormais capitaine, il est l’un des hommes de bases de Danny Blind et est chargé d’encadrer une équipe encore très jeune. Milieu inamovible de Galatasaray depuis 2013, il alterne, comme au temps de ses plus belles à l’Inter Milan, entre les coups d’éclat et les prestations quelconques. Suffisant néanmoins pour se rendre incontournable dans une équipe qui manque cruellement de leaders. Mais blessé à une cuisse, il ne devrait pas être sur le terrain ce lundi contre les Bleus.

Arjen Robben (Bayern Munich, 32 ans)

Quand son physique ne le contrarie pas, son pied gauche fait toujours des ravages. Sujet aux blessures tout au long de sa carrière, Robben doit de plus en plus composer avec un corps récalcitrant qui ne l’épargne pas. Toujours au Bayern Munich, l’ex- joueur du Real Madrid reste une valeur sûre à défaut de pouvoir étaler ses qualités pendant toute la saison. Bonifié avec la venue de Pep Guardiola en Bavière, il a montré qu’il fallait toujours compter sur lui malgré une concurrence féroce (Douglas Costa, Coman). Si Carlo Ancelotti demande encore à être séduit, Danny Blind l’appelle à chaque fois. Ou plutôt quand Robben est apte à jouer…

Nigel de Jong (Galatasaray, 31 ans)

Son fameux coup de pied aérien sur le torse de Xabi Alonso en pleine finale avait fait le tour du monde. Depuis, de Jong a quelque peu disparu des radars. Plus appelé en sélection depuis mars 2015, celui qui hante encore Ben Arfa connaît une fin de carrière sans accroc. Après avoir quitté Manchester City pour l’AC Milan, le milieu a exporté ses tacles virulents pendant quelques mois en MLS, au Los Angeles Galaxy (février-août 2016). Soucieux de retrouver un niveau plus conforme avec ses attentes, il a rejoint son compère Sneijder en Turquie. Avec l’espoir de reporter la tunique orange ?

Mark van Bommel (Retraité, 39 ans)

Ses innombrables fautes et ses provocations avaient longtemps fait trembler les Espagnols en cette soirée du 11 juillet 2010. Que les coéquipiers d’Iniesta se rassurent, van Bommel a depuis raccroché les crampons. Après un passage remarqué au Bayern Munich et une courte expérience à Milan, il était revenu terminer sa carrière au PSV en 2013, un club qu'il avait bien connu au début de sa carrière (1999-2005). S’il est aujourd’hui retiré des terrains, l’ancien rugueux milieu défensif reste un spectateur avisé de la Bundesliga et envisage de devenir entraîneur.

Giovanni van Bronckhorst (Entraîneur du Feyenoord Rotterdam, 41 ans)

Son merveilleux but inscrit contre l’Uruguay en demi-finales demeure l’un des faits d’armes du Mondial 2010. C’est d’ailleurs dans la foulée de cette dernière grande compétition que van Bronckhorst a mis un terme à sa carrière internationale et en club. Pour rester toutefois très proche des pelouses. D’abord adjoint de la sélection néerlandaise puis de Feyenoord, il est depuis à la tête de cette équipe en tant qu’entraîneur principal. Et les débuts de cette nouvelle vie sont plutôt réussis puisque, la saison dernière, il a mené son club de cœur – il y a évolué en tant que joueur – à la troisième place du championnat hollandais, synonyme de qualification pour la Ligue Europa.

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Joris Mathijsen (Directeur technique de Willem II, 36 ans)

Sans doute le joueur le plus méconnu dans les rangs néerlandais lors de la finale 2010. Défenseur à la carrière honnête, Mathijsen a effectué la majeure partie de son parcours chez lui, aux Pays-Bas (Willem II, AZ Alkmaar et Feyenoord), avec un passage à Hambourg et à Malaga. Régulièrement appelé en sélection (84 apparitions), il a pris sa retraite en 2015. Pas pour trop longtemps. L’ex-international a été nommé l'été dernier comme directeur technique à Willem II, son club formateur.

Johnny Heitinga (Membre du staff de l’Ajax, 32 ans)
Dur sur l’homme, hargneux, Heitinga s’est construit l’image d’un joueur de devoir. Auteur d’une carrière accomplie, l’ancien défenseur (87 sélections) a laissé quelques souvenirs sympathiques à certains clubs. Formé à l’Ajax, il a porté les couleurs de l’Atlético Madrid, d’Everton mais aussi de Fulham et du Hertha Berlin. Si son retour à l’Ajax a été avorté en raison d’un corps qui ne suivait plus, Heitinga est tout de même resté à la maison et fait partie du staff technique amstellodamois.

Gregory van der Wiel (Fenerbahçe, 28 ans)

Il y a plus de six ans, il était le plus jeune joueur néerlandais sur la pelouse. Surtout, à l’époque, van der Wiel semblait promis à un joli avenir. Mais, depuis, les regrets émaillent davantage son itinéraire. Après avoir été façonné à l’Ajax, il avait rejoint le PSG en 2012 avec l’ambition de franchir un palier. Parfois intéressant, souvent décevant dans son couloir droit, le latéral a fini par être poussé vers la sortie avec l’arrivée de Serge Aurier. À désormais vingt-huit ans, il tente de redonner de l’élan à sa carrière au Fenerbahçe.

Maarten Stekelenburg (Everton, 34 ans)

Le parcours de Stekelenburg n’a jamais ressemblé à une sinécure. Promis à marcher dans les pas de van der Sar à l’Ajax, il n’a jusqu’ici jamais justifié les attentes placées en lui. Que ce soit à la Roma, à Fulham ou encore à Monaco, le gardien néerlandais a souvent déçu quand il jouait et a passé la grande majeure partie de son temps sur le banc. Relancé à Southampton puis à Everton par Ronald Koeman, il a été rappelé en sélection après quatre années d’absence. Pour enfin briller, à trente-quatre ans ?

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