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Enzo, passe ton bac d’abord !

Enzo Zidane

Enzo Zidane - -

A 15 ans, Enzo Zidane, le fils de Zizou, conjugue passion du ballon rond et réussite scolaire exemplaire. Loin d’un tumulte médiatique qui voudrait déjà en faire le successeur de son illustre père.

Dans la vie, il porte l’un des plus célèbres patronymes de France. Sur le terrain, son maillot blanc du Real floqué du numéro 10, sa bouille et ses gestes rappellent un peu plus son icône de père. Enzo Zidane, adolescent discret (il se fait appeler par le nom de sa mère : Fernandez) à l’allure frêle, tape dans la balle « juste pour prendre du plaisir au Real Madrid, et c'est ce qui est le plus important », selon les propres mots de l’ancien ballon d’or.

La « Une » que lui a consacré la quotidien sportif AS dimanche dernier, émoustillé par la possible sélection d’un Zidane sous le maillot ibérique des Moins de 16 ans (Enzo possède la double-nationalité Franco-espagnole par sa mère) a bousculé la famille. « Si on l'appelle, je déciderai, prévient son Zizou de père. Si l'Espagne le convoque, c'est bien. Si c'est la France, aussi. » Elève brillant du lycée français de Madrid avant d’être footballeur, le jeune homme pense d’abord à réussir son année de seconde, sans faire de son avenir footballistique une obsession.

Un physique encore fragile

A la maison, Véronique la maman suit les devoirs de son fils avec attention. Au bord du rectangle vert, le papa cherche avant tout à protéger sa progéniture. Membre de l’équipe des cadets A du Real, Enzo n’écrase pas la concurrence, malgré quelques gâteries techniques uniquement réservées aux porteurs de son nom. Et s’il a pris dix centimètres en un an, son physique de poids plume doit encore s’étoffer. Jamais appelé en sélection espagnole des Moins de 15 ans, Enzo affiche comme fait d’arme une convocation avec la sélection de Madrid, équivalent des équipes régionales françaises.

Son quotidien se partage entre l’école et l’entraînement, loin des projecteurs. Zinedine est même le seul père autorisé à entrer dans l’enceinte du lycée en voiture ! Partagé entre son destin de « fils de » et la construction de son propre chemin, Enzo ouvre la voie d’une fratrie talentueuse (son cadet Lucas, 13 ans, est gardien des Minimes au Real). L’avenir ? Il fera ce qu’il voudra, ses parents l’ont promis.

Sylvain Reignault