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Deschamps proclame l’union sacrée

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Alors que l’affaire Evra est encore présente dans tous les esprits, Didier Deschamps s’est montré hermétique à la polémique et a même donné des consignes en ce sens. L’équipe de France fait bloc, focalisée sur son barrage face à l’Ukraine.

Cette fois, plus un poil ne dépasse en équipe de France. Les Bleus ont beau traîner leur lot de casseroles, dont la dernière en date est à l’effigie de Patrice Evra, il n’est plus question de polémique dans le camp tricolore. Du moins, plus question d’y accorder la moindre attention. Jeudi déjà, en conférence de presse, Didier Deschamps avait joué les funambules pour jongler avec les questions qui fâchent, en attachant une attention toute particulière à ne pas offrir la moindre aspérité au parterre de journalistes désireux de s’engouffrer dans la brèche Evra.

Le camp français fait désormais front, d’un bloc homogène à 100% tourné vers ses ambitions sportives, et bien décidé à ne pas se laisser polluer par quoi que ce soit. Ce lundi, Philippe Tournon, le chef de presse de l’équipe de France, n’a pas manqué de rappeler à l’ordre le moindre impudent tentant de s’aventurer sur le terrain de la controverse. « Je vous l’ai dit en off tout à l’heure, et je le redis plus solennellement ici. C’est la position de Didier (Deschamps, ndlr), des joueurs et du staff, de se concentrer uniquement sur ces deux matches à venir et de ne pas entrer dans ce genre de débats ou de polémiques. C’est la réponse qui vaudra pour celles que vous pourrez poser également tout à l’heure.» 

Mavuba : « C'est important de se retrouver »

Clair, net et précis. Reste dans les clous ou tais-toi. La seule interrogation à être passée entre les gouttes a été adressée à Laurent Koscielny, qui a joué contre Patrice Evra avec Arsenal dimanche. L’a-t-il trouvé remonté ? « Remonté, non. Motivé ! » Le mot d’ordre est on ne peut plus clair : l’union sacrée est proclamée en équipe de France, et les deux entraînements à huis clos programmés mardi et mercredi, avant le décollage jeudi pour l’Ukraine, confirment cette opération recentrage qui transpire du clan bleu. 

Le discours des joueurs traduit également cette volonté criante de montrer la cohésion qui les anime. « On va continuer à prendre du plaisir ensemble », assène Franck Ribéry. « C’est important de se retrouver, de faire un petit peu monter la pression, qu’on reste bien entre nous, bien groupés, bien solidaires, parce que ce sont deux matches très différents des matches de poule qu’on a pu avoir », enchaîne Rio Mavuba. Tous auront également un petit mot à l’égard du public français, à l’image d’un Ribéry qui a laissé loin derrière lui ses déboires avec les supporters : « Quoi qu’il arrive, on aura besoin de nos supporters au Stade de France. Je suis très fier d’eux, ils ont été magnifiques pour nos deux derniers matches, et ça nous donne la force de vouloir bien jouer et de gagner. »

Autour d'Evra, le silence

Au début de son mandat, Didier Deschamps avait fait de l’exemplarité un prérequis pour figurer en équipe de France. A l’approche d’un match aussi couperet que ce barrage, il a visiblement estimé que l’intérêt sportif de l’équipe de France passait au-dessus de tout. Autour d’Evra donc, le silence. Et autour des Bleus l’union sacrée, entre eux et avec l’appui de leur public. D’ailleurs, si le billet pour le Brésil venait à être composté mardi, la polémique ne serait sans doute qu’un lointain souvenir.

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A.T.