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Deschamps, roi de la nuit

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Après la fête au Stade de France, les Bleus ont célébré plutôt sagement la qualification. C’est finalement Didier Deschamps qui a joué les couche-tard, s’attardant longuement dans la nuit pour profiter de cette soirée dorée.

Ils n’avaient pas osé prévoir de festivités en cas de qualification. Par humilité, ou superstition peut-être, sachant le destin capricieux. Les Bleus se sont donc éparpillés au gré de leurs envies après les superbes célébrations du Stade de France mardi soir. La majorité des joueurs, à l’image d’Eric Abidal, qui a rejoint des proches dans son restaurant, le Gallopin, n’a pas prolongé la fête dans les bars ou les clubs de la capitale. Une source proche de l’un des cadres du vestiaire nous a notamment confirmé « qu’à 1 heure du matin, il n’y avait rien de prévu collectivement, les joueurs ayant suffisamment profité ensemble au stade ».

Mathieu Debuchy et Yohan Cabaye, excellents sur le terrain, ont préféré filer à Lille rejoindre leurs familles. Rio Mavuba et Bacary Sagna ont également endossé leur rôle de pères de famille dès la sortie de l’enceinte de Saint-Denis. Les joueurs, qui devaient rejoindre leur club ce matin, ont ainsi laissé libre cours à leurs désirs respectifs, plus ou moins sagement, pour savourer cette soirée au dénouement si heureux. De son côté, Didier Deschamps a quant à lui fait honneur à l’exploit, passant de roi du vestiaire à prince de la nuit. Dans un restaurant huppé du VIIIe arrondissement, flanqué de son adjoint, Guy Stephan, du staff, de sa famille, et de deux joueurs.

Deschamps relâche la pression

« Beaucoup de rires et de sourires », dixit un témoin, racontant avoir vu les bouteilles de vin et de champagne s’empiler sur la table. « Didier Deschamps était serein, très détendu. On l’a senti totalement libéré, comme s’il avait évacué les doutes qu’il avait avant le match, poursuit-il. Comme si la pression était retombée d’un coup, qu’il n’avait plus cette épée de Damoclès qu’était la qualification pour cette Coupe du monde au-dessus de la tête. » Une épée qui s’était rapprocher à un cheveu après le match aller, et qu’il ne reverra certainement pas… jusqu’au Brésil !

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A.T. avec N.P. et M.Bo.