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Deschamps : « Un adversaire de grande qualité »

Didier Deschamps

Didier Deschamps - -

Avant Suisse-France ce vendredi à Salvador (21h, HF), Didier Deschamps fait preuve de méfiance et ne veut pas commencer à penser à une éventuelle qualification pour les 8e de finale de la Coupe du monde.

Didier Deschamps, une deuxième victoire en deux matchs signifierait-elle que votre équipe est lancée pour aller loin dans la compétition ?

Non, pas forcément. Je regarde d’autres matchs. Il n’y a pas une équipe qui a eu un match facile. Ce n’est pas décisif de gagner le premier match. Mais les équipes qui l’ont perdu, elles sont dos au mur pour le deuxième. L’objectif des quatre équipes est de se qualifier en 8e. Après, c’est une autre compétition qui commence.

Etes-vous d'accord avec Ottmar Hitzfeld, qui dit que la France et la Suisse sont d'un niveau équivalent ?

C’est difficile à dire. La Suisse a beaucoup de qualités. Elle s’est qualifiée facilement. Sur leurs dix derniers matchs, ils ont sept victoires, deux nuls et une seule défaite. Ils ont battu le Brésil. Ses joueurs évoluent dans les grands clubs européens. Ce n’est pas par hasard qu’ils se retrouvent 6e au classement mondial et tête de série dans notre groupe.

A-t-il été plus facile de préparer ce match que celui contre le Honduras ?

Ce n’est pas plus facile de préparer le match. Avec tout le respect que j’ai pour les Honduriens, il y en a peu qui jouent en Europe. Les Suisses, il y en a certains qui sont partenaires avec des Bleus. Donc ils se connaissent plus. Et c’est un pays voisin. Mais ce n’est pas pour ça qu’on prête plus ou moins d’attention à la Suisse ou au Honduras. Depuis deux jours, on s’est remis, à travers les séances, à se préparer au mieux pour ce match.

Yohan Cabaye, diminué cette semaine par une douleur aux adducteurs, est-il opérationnel ?

Tout le monde est disponible. Il a totalement récupéré. Il n’y a pas de souci. Il a très bien travaillé. Hier (jeudi), c’était plus par précaution. On a des matchs tous les cinq jours. Les joueurs se connaissent. Je veux que les 23 joueurs se sentent concernés et soient prêts au cas où.

Les joueurs savent-ils s'ils vont débuter ?

Je ne brouille pas les pistes. Les joueurs le savent en temps et en heure. Ça fait plus d’un mois qu’on est ensemble. Pour les repères, ce ne sont pas dix minutes et un petit jeu qui font changer quoi que ce soit. Il y a d’autres façons de préparer en détails les matchs.

La Suisse va être solide en défense et procéder en contres, de l'aveu même d'Ottmar Hitzfeld...

S’il le dit… C’est l’une des caractéristiques de cette équipe. Elle se regroupe bien et elle a les joueurs pour repartir très vite vers l’avant. Après, tout dépend de l’évolution du score. Collectivement, l’équipe de Suisse est performante quand elle est groupée. Elle laisse peu d’espaces, peu d’intervalles. Donc, forcément, c’est l’adversaire qui en laisse. Il y aura peut-être d’autres moments du match où ils seront plus hauts. Tout dépend aussi de qui aura le plus le ballon et obligera l’autre à défendre.

La première place du groupe est-elle un objectif ?

Pour l’instant, non. Ça voudrait dire que je manque de respect à cette équipe de Suisse. Pensons à faire ce deuxième match et on en reparlera. Aujourd’hui, on en est au même point que les Suisses. Tout dépendra du résultat de ce match et de celui de nos adversaires. C’est la deuxième étape, on ne va pas aller plus loin. Et on a un adversaire de grande qualité.

Un match nul serait-il un bon résultat ?

Je vais le dire à mes joueurs, on va commencer le match pour le gagner. Si on ne peut pas le gagner, plutôt que de le perdre, on fera match nul. Mais je pense que la Suisse va aussi commencer pour le gagner. Personne ne peut savoir comment va se dérouler le match. Mais on fera tout pour faire le meilleur résultat possible. Et on verra bien ce que font l’Equateur et le Honduras.

JRe et JS et MBo et PTa à Ribeirao Preto