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Deschamps-Valbuena, tout Bleu tout flamme

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Didier Deschamps pourrait titulariser Mathieu Valbuena mardi face à l’Ukraine, en barrage retour de la Coupe du monde. S'il s'est souvent appuyé sur le Marseillais chez les Bleus, le début de leur relation à l’OM a été plutôt orageux…

Nous sommes en mai 2010. L’Olympique de Marseille vient d’être sacré champion de France. Dans un état second, Mathieu Valbuena, déchaîné, s’incruste une bouteille de champagne à la main sur un plateau TV. Torse nu, hurlant des mots incompréhensibles, il asperge l’assemblée de l’alcool pétillant. Parmi ses victimes, Didier Deschamps, son entraîneur. Plus tard, il confiera. « Lorsque j'ai arrosé le coach de champagne, il m'a dit : il y a six mois, cette bouteille, tu me l'aurais lancée dessus. » Pas du tout dans les plans du Basque, « Petit Vélo », écœuré, voulait quitter l’OM au mercato d’hiver. Une discussion entre les deux hommes les mènera vers le titre.

Trois ans plus tard, celui qui occupe désormais la fonction de sélectionneur national pourrait confier à Mathieu Valbuena les clés du jeu tricolore, mardi face à l’Ukraine, en barrage retour de la Coupe du monde au Brésil. Entré à la 80e minute à Kiev (2-0), le Phocéen a clairement le profil pour allumer des brèches et mettre le feu au Stade de France. Surtout qu’en 28 sélections, Valbuena a très rarement déçu avec le maillot bleu. Mérite-t-il de jouer ? « Je sais ce que Mathieu a fait, a reconnu Deschamps ce dimanche en conférence de presse. Il a participé à tous les matches. Il est susceptible, comme les autres, de pouvoir débuter. »

Valbuena : « On me considère toujours comme le petit...»

Présent, lui aussi face aux médias, l’intéressé reconnaît qu’il était en méforme avec l’OM ces dernières semaines. « Mais je me sens de mieux à l’entraînement, précise-t-il. Et puis c’est matches-là se jouent dans la tête. Quand on sait qu’il y a une qualification pour la Coupe du monde au bout, on peut oublier le physique. J’aurai la rage, comme d’habitude. » Avec Marseille autant qu’avec les Bleus, c’est grâce à ce mental hors-norme qu’il a gagné la confiance de Deschamps. Depuis la prise de fonction du Basque, soit 17 matches internationaux, « Petit Vélo » n’a manqué aucun rendez-vous.

Se battre dans son propre camp, petit gabarit oblige, Valbuena maîtrise ça mieux que personne. Se battre pour convaincre Deschamps à l’OM donc, mais aussi en équipe de France alors que Franck Ribéry pousse en faveur de Samir Nasri. Le Bavarois, son ex-partenaire à Marseille, qui parle encore de Valbuena comme d’un « bon petit. » Réaction de l’intéressé ? « Je connais assez bien Franck. On me considère toujours comme le petit mais j’ai 29 ans quand même ! Petit par la taille peut-être (1,67m)… J’ai grandi aussi, j’ai pris de la maturité, de l’expérience. Venant de la part de Franck, ce n’est pas négatif. Il a toujours employé ces mots avec moi. J’ai évolué. Je ne lui en tiens pas rigueur. » Aujourd’hui, il a surtout d’autres idées en tête : « Tout donner mardi, marquer le plus vite possible et renverser cette situation pour aller au Brésil. »

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Aurelien Brossier avec JS et GQ et VD