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Elections à la FFF: la réponse de Le Graët aux attaques sur son âge

Le président de la FFF Noël Le Graët brigue un 4eme mandat à la présidence de la FFF. Souvent attaqué par ses opposants sur son âge, le dirigeant breton de 79 ans se défend d’être trop vieux pour diriger la puissante instance nationale.

Qui sera le nouveau patron du football français ? En poste depuis 2011, Noël Le Graët brigue un 4eme mandat successif à la présidence de la FFF. Alors qu’il vient d’entrer officiellement en campagne, le dirigeant breton fait figure de grand favori le 13 mars prochain. Mais ses adversaires, Michel Moulin et Frédéric Thiriez, candidats déclarés aux élections, ne comptent pas l’épargner. Dans leur camp, on reproche notamment à NLG de ne pas lâcher le pouvoir à l’âge de 79 ans. "Noël a de fortes chances d’être réélu. Depuis le début de sa carrière, il a fait de grandes choses, mais est-il normal qu’un président puisse être réélu à 80 ans, s’est ainsi interrogé l’ancien président de Lens, Gervais Martel, pro-Thiriez, dans les colonnes de Midi Libre.

Noël Le Graët
Noël Le Graët © ICON SPORT

"J’ai l’expérience suffisante pour les moments difficiles"

L’âge du président de la FFF n’est pas un débat pour l’intéressé. "On peut dire ce que l’on veut mais je considère que j’ai l’expérience suffisante pour les moments difficiles, se défend NLG samedi dans un entretien au Parisien. Après, l’âge, chacun jugera. Je connais des vieux de 40 ans avec lesquels je n’ai pas envie de déjeuner. Je suis en pleine forme. Je n’ai aucun complexe. Et j’ai envie de faire les quatre ans."

Guéri d’une leucémie, Le Graët se veut aussi rassurant sur son état de santé : "Je suis complètement guéri sinon je ne me serais pas présenté, affirme-t-il à L’Equipe. Et vous savez, personne n’est à l’abri de quelque chose. (…) Je suis parfaitement bien." S'il n’exclut pas d’être remplacé par l’un de ses soutiens Marc Keller à la fin de son mandat ("Je l’aime beaucoup mais il a aujourd’hui Strasbourg entre les mains"), NLG n’a donc aucunement l’intention de lâcher le pouvoir en cours de mandat s'il est réélu : "Je n’ai pas dit que j’avais l’intention d’arrêter à un moment donné", prévient-il. 

ABr