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Euro 2016 : pourquoi Rami peut faire l’affaire

Adil Rami

Adil Rami - AFP

Appelé en renfort des réservistes suite à la blessure à la cuisse de Raphaël Varane, Adil Rami pourrait profiter du possible forfait de ce dernier pour retrouver une place de titulaire au sein de la défense des Bleus. Le Sévillan ne manque pas d’arguments pour cela en tout cas.

Il sort d’une saison pleine avec son club

Un tacle de la tête, là où d’autres auraient mis le pied, dans les jambes de Neymar. Ce n’est pas forcément l’image qui a convaincu Didier Deschamps mais elle a quand même marqué les esprits, mercredi dernier, lors de la finale de Coupe du Roi perdue par le FC Séville face au Barça. S’il n’a pas eu la main heureuse contre les Blaugrana, Adil Rami l’a eu quatre jours avant en remportant la Ligue Europa au nez et à la barbe des joueurs de Liverpool. Mieux, il sort d’une saison réussie avec le club andalou (44 matches et absent pendant deux mois après une blessure à la cuisse gauche en septembre) à son poste de prédilection (défenseur axial droit) et a plus d’heures de vol que les deux autres prétendants à une place de titulaire (26 sélections et 1 but pour Rami, contre 5 sélections pour Jérémy Mathieu et 7 pour Eliaquim Mangala). 

Il a déjà été un homme de base des Bleus

Rami, c’était l’homme de base de Laurent Blanc, le joueur que l’actuel entraîneur du PSG a voulu imposer en même temps que Philippe Mexès lors de son arrivée au mois d’août 2010. Après une période d’atermoiements (une charnière Kaboul-Abidal en 2011, puis Rami associé à Abidal, Koscielny et Sakho), les deux joueurs composent la charnière de l’équipe de France lors de la première phase de l’Euro 2012, conclue en quarts de finale face à l’Espagne. Ce jour-là, Laurent Blanc, privé de Mexès suspendu, associe Adil Rami à Laurent Koscielny, faisant du premier l’un des seuls joueurs, avec Franck Ribéry, à avoir disputé l’intégralité du championnat d’Europe.

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Il a déjà joué avec Koscielny

Varane plus qu’incertain pour le match d’ouverture face à la Roumanie, l’axe central pressenti pour lancer l’Euro serait donc Koscielny-Mangala. Ce duo n’a joué qu’une seule fois ensemble. C’était le 5 juin 2013, au Centenario de Montevideo, face à l’Uruguay et la rencontre s’était soldé sur une défaite infligée par Luis Suarez (50e). Cela fait un peu maigre pour débuter une grande compétition… alors que Laurent Koscielny et Adil Rami ont déjà œuvré ensemble à deux reprises : en match amical aussi en novembre 2011 contre les USA et, donc, ce fameux quart de finale de championnat d’Europe, à l’Euro 2012, perdu contre l’Espagne. En revanche, les deux hommes n’ont jamais joué ensemble sous l’ère Deschamps : le 6 février 2013, c’est Rami qui remplace Koscielny lors du match contre l’Allemagne et le 9 juin de la même année, lors de la claque que les Bleus reçoivent au Brésil (3-0), l’ancien Lillois – pour son deuxième et à ce jour, dernier match en Bleu et deuxième seulement sous les ordres de « DD » - formait la charnière centrale des Bleus avec Mamadou Sakho.

Avec lui sur le terrain, le Gunner restera à gauche

Et si ce n’est qu’un détail pour vous, pour Laurent Koscielny, cela veut dire beaucoup. Notamment une assurance de jouer dans sa position préférée, à savoir sur la gauche de la charnière centrale. Une situation qui serait moins vraie si Didier Deschamps décidait de l’associer à Eliaquim Mangala. Dans ce cas précis, le sélectionneur basculerait Koscielny axe droit et ne le mettrait pas dans les meilleures dispositions en match. Cela serait une difficulté de plus au sein d’une équipe qui a déjà perdu sa clé de voûte défensive, alors que Rami, lui, a toujours eu l’habitude d’évoluer à droite dans l’axe de la défense des Bleus. Une donne que Didier Deschamps pourrait avoir en tête au moment de coucher sa composition d’équipe, en associant qui sait le Sévillan au Gunner, mardi prochain, lors du match de préparation face au Cameroun.

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J.Ré