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France 98 : Frank Leboeuf s’explique après ses propos sur la préparation de la finale

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Trois jours après s’être confié sur son sentiment de "solitude" avant la finale de Coupe du monde 1998, dans l’émission Le Vestiaire sur SFR Sport, Frank Leboeuf est revenu dans Team Duga ce lundi sur RMC sur la polémique qui a suivi ses propos et l’ampleur qu’elle a prise, sans raison puisqu’il s’agissait davantage d’une "confession".

"Avant la finale, Aimé Jacquet ne m’a pas parlé pendant trois jours. Je ne lui ai jamais demandé pourquoi. (…) Si je peux vous en vouloir (coéquipiers de France 98), c’est qu’il n’y a pas un mec qui est venu me voir pour me dire t’inquiète tu vas faire un grand match." Voici ce que Franck Leboeuf a confié vendredi soir dans l’émission Le Vestiaire sur SFR Sport. Une confession qui n’a pas manqué de faire réagir tout le week-end sur les réseaux sociaux et dans les journaux, pour rien selon le remplaçant de Laurent Blanc en finale du Mondial face au Brésil il y a 18 ans.

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Pas de quoi polémiquer selon Frank Leboeuf

Dans Team Duga ce lundi sur RMC , l’ancien Marseillais s’est dit choqué par les réactions : "Il y a eu des phrases très douloureuses qui ont été dites dans la foulée. J’en ai beaucoup voulu à Pascal Praud (Le Point) notamment, qui m’a insulté. Il m’a téléphoné aujourd’hui pour s’excuser et me dire qu’il était allé trop loin. On s’est expliqué. France 98, c’était quelque chose d’exceptionnel. J’ai simplement dit qu’Aimé ne m’a pas parlé pendant trois jours et que j’attendais juste une petite tape sur l’épaule. Je ne crache pas sur lui, je l’appelle Dieu à chaque fois que je parle de lui."

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Leboeuf : "On est dans un contexte intimiste dans Le Vestiaire"

Frank Leboeuf est ensuite revenu sur le contexte de ces déclarations : "Dans l’émission, j’ai eu un moment de sincérité. Dans Le Vestiaire, on est dans un contexte intimiste, et c’est sorti à ce moment-là, ce n’était pas calculé. J’en ai parlé avec Christophe (Dugarry) et Manu (Petit). C’est un état de fait, je parle de ce que j’ai ressenti. On est dans un système où des gens sautent dessus pour faire parler d’eux. Si j’avais voulu sortir ça avant, je l’aurais fait avant." 

Une sortie dont Christophe Dugarry n’a pas compris les répercussions : "Il y a quoi dans cette affaire ? Il parle de son ressenti. Personne ne peut juger. (…) J’ai lu l’article de Pascal Praud, il est d’une violence rare. Le "salisseur de mémoire", ce n’est pas Frank parce qu’il parle de son ressenti, c’est bien lui. Il faut se souvenir des titres de L’Equipe alors que Blanc était expulsé et que Frank allait jouer."

Dugarry : "On n’a pas ressenti le besoin de le rassurer"

Christophe Dugarry explique ensuite qu’il n’y avait aucune inquiétude de la part de ses coéquipiers à l’époque : "Chacun a eu ses problèmes, moi je me suis blessé après deux jours, Zizou a eu peur de ne pas rejouer après son expulsion. Pareil quand Guivarc'h s’est blessé et que je suis rentré. Le sentiment que j’ai, c’est qu’on n’est pas allé le voir parce qu’il n’y avait pas de problème. On n’a pas ressenti le besoin de le rassurer. C’est qu’il n’y avait pas de problème. On savait que Frank allait jouer, on n’avait aucune inquiétude. L’article de L’Equipe est scandaleux aussi, "Leboeuf choque France 98". C’est faux, Bixente n’est même pas choqué et Bernard Lama aime bien râler. Pour le reste, il y avait 25 autres mecs dans cette aventure plus 15 dans l’encadrement." Pas de polémique donc pour les intéressés eux-mêmes.

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