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France-Allemagne - Deschamps : « Tout n’est pas à jeter »

Didier Deschamps

Didier Deschamps - -

Malgré la défaite de son équipe contre l’Allemagne ce mercredi (1-2), Didier Deschamps tient à retenir le positif de cette rencontre. Même s’il est bien conscient que les Bleus ont encore du travail pour parvenir au niveau des Allemands.

Didier, quelle est votre analyse de ce match ?

C’était un match vivant, avec beaucoup de rythme des deux côtés. J’ai eu la confirmation, même s’il y avait quelques absences, de la qualité de cette équipe allemande. On a fait des choses intéressantes, notamment dans l’animation offensive où on a eu quelques occasions. Face à un tel adversaire, évidemment qu’on a commis des erreurs, comme sur le premier but. Ils ont cette faculté à se projeter vite vers l’avant. On a essayé jusqu’au bout, on a poussé pour chercher à égaliser mais malheureusement cela ne nous a pas souri. Tout n’est pas à jeter, bien au contraire. Cela n’a pas été simple mais on s’est rendu coups pour coups une bonne partie du match. Mais malheureusement, on le perd.

Qu’avez-vous pensé des prestations de Franck Ribéry et de Mathieu Valbuena ?

Je ne veux pas parler des individualités. Je pense qu’on a eu une animation offensive intéressante, il y a eu beaucoup de décalages, de dédoublements, on s’est trouvé souvent en position de frappe. Le gardien (René Adler, ndlr) a fait quelques arrêts importants. Face à une telle équipe, on a eu des actions de qualité. Franck et Mathieu font évidemment partie de ce secteur-là.

Le manque d’efficacité de Karim Benzema devient-il problématique ?

Il lui manque un petit but pour se libérer complétement. Il a fait beaucoup de bonnes choses. Il lui manque la confiance dont a besoin un attaquant, un peu de réussite aussi. Il y a un moment qu’il n’a pas marqué, il lui manque un petit déclic pour le libérer totalement.

Sur quels points, faudra-t-il progresser pour battre l’Espagne, le 26 mars prochain, en qualification pour la Coupe du monde ?

Il y a la Géorgie avant (le 22 mars, ndlr). Ça me paraît évident qu’il faut gagner en efficacité offensive. Au haut niveau, il faut éviter de commettre des erreurs comme ce soir (mercredi). Il n’y a pas de conséquence car il n’y avait pas de points en jeu, même si ça ne me fera jamais plaisir de perdre un match. L’équipe allemande est classée deuxième au classement FIFA et même s’il leur manquait des joueurs, quand je regarde le compteur de sélections de ceux qui étaient-là, on en est encore loin. Il faut en passer par là même si l’issue aurait pu être plus favorable. On a été punis de nos erreurs.

Pourquoi ne pas avoir utilisé vos six changements ?

Ça dépend du match. Mon alter ego (Joachim Löw, ndlr) ne les a pas tous utilisés non plus. Tout est allé très vite pour Romain (Alessandrini). Mais c’est déjà bien qu’il ait pu venir avec nous. En plus, il joue dans la même position que Franck. Et vu la forme et le jus de Franck, je ne pouvais pas faire jouer les deux au même poste.