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France-Australie, les trois points à retenir: merci la vidéo et la goal line...

Face à une équipe d'Australie plus que résistante, les Bleus ont souffert pour l'emporter ce samedi pour leur entrée en lice dans cette Coupe du monde en Russie (2-1). Un précieux succès qui ne fait pas oublier l'ampleur du chantier auquel fait face Didier Deschamps.

Une histoire de penalties et de technologie

Quatre ans après une aventure prometteuse mais inachevée au Brésil, les Bleus étaient attendus au tournant dès leur premier match de cette Coupe du monde en Russie face à l’Australie. Avec un onze pour le moins inexpérimenté au niveau international, le plus jeune pour une équipe de France lors d’un match inaugural de Mondial depuis 1930, les protégés de Didier Deschamps ont déçu. C’est un euphémisme. Mais ils ont gagné (2-1).

Il aura fallu attendre la 58e pour les voir enfin marquer, après s’être longtemps cassé les dents sur une défense australienne surprenante de solidité. C’est Antoine Griezmann qui a délivré les siens sur un penalty accordé après assistance vidéo. Mais dans la foulée, à la 62e, Mile Jedinak a ramené son équipe à hauteur, lui aussi sur penalty, après une main de Samuel Umtiti. La France s'en est finalement sortie grâce à Paul Pogba à la 81e. Un but validé grâce à la goal-line technology.

L’impuissance française

Disposés dans un 4-3-3 au coup d’envoi, avec le trio Kylian Mbappé-Antoine Griezmann-Ousmane Dembélé en pointe, les Bleus avaient a priori le matériel suffisant pour donner le tournis à l’Australie et rapidement se mettre à l’abri. Sauf qu’après un bon premier quart d’heure, ils ont peu à peu reculé, laissant même les clés du jeu à leurs adversaires, qui se sont procurés la plus belle occasion du premier acte.

Heureusement pour eux, Hugo Lloris a eu la bonne idée de faire taire les critiques en sortant une sublime parade sur un coup franc dévié par Corentin Tolisso. Bousculés dans les duels, parfois en retard dans leur repli défensif et bien peu inspirés offensivement, les Bleus ont donné l’impression d’être impuissants, y compris en seconde période, même si les entrées de Nabil Fekir et Olivier Giroud à la 70e leur ont fait du bien.

Pogba répond présent

Toujours au cœur des débats, Paul Pogba a donc endossé le costume de sauveur ce samedi pour permettre à la France de ce tirer du bourbier australien et de virer provisoirement en tête de son groupe, avant le Pérou-Danemark programmé à 18h. Avant de marquer son 10e but en 55 sélections, le Mancunien a fait du Pogba. Autrement dit, il a fait des différences par ses ouvertures, mais a aussi perdu de précieux ballons.

Il a parfois disparu des débats pendant de longues séquences, mais on l'a aussi haranguer ses coéquipiers pour les pousser à aller chercher cette victoire. Un succès qu'il a finalement décroché en comptant sur une dose de Pog-chance, sa frappe du bout du pied étant légèrement déviée, avant de trouver la barre, de rentrer et de ressortir. A l'heure de faire son bilan, il faut aussi avoir en tête que c'est sa passe qui amène le penalty obtenu et transformé par Griezmann.

RR