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Le Graët : « Duchaussoy s’est isolé »

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Avant les élections de samedi, le candidat à la présidence de la FFF évoque ses chances d’être élu. Pour lui, le vote va être très serré. Il vante également son bilan à la Fédération et regrette l’isolement volontaire de l’actuel président.

Noël Le Graët, à quelques heures du scrutin, comment voyez-vous le scrutin ?
On s’est rapproché. Ça va être très serré. Le football amateur va m’apporter beaucoup plus que l’on imaginait il y a trois semaines. J’aurai une large majorité dans le milieu professionnel. J’ai l’expérience. Je gère un club durant quarante ans. Sans trop d’histoire. Depuis quatre-cinq ans, je gère les affaires économiques de la FFF avec un chiffre d’affaire intéressant. J’ai été président de la Ligue durant neuf ans. Je sais comment fonctionne une institution. Je me sens capable de diriger cette fédé et lui apporter de la stabilité.

Le président Duchaussoy a souvent regretté de se retrouver trop souvent seul. Notamment lors des Etats Généraux, dans l’affaire de la redistribution des primes ou dans celle des quotas… Quel regard portez-vous sur ses plaintes ?
Lorsqu’un homme travaille seul, il faut se poser des questions. On est nombreux à la Fédé. Au Conseil fédéral, on est vingt-trois membres. Il y a des gens disponibles. Or il a préféré prendre une agence de conseil qui lui a dit : Il faut présenter une sorte de rupture. Il s’est isolé dans ce Conseil Fédéral. Chacun souhaitait lui apporter une petite pierre et non pas lui jeter. S’il l’avait souhaité…

Comment expliquez-vous les multiples attaques dont vous avez fait l’objet depuis le début de la campagne ?
Je crois qu’on m’attaque parce que je suis candidat. Jusqu’à il y a quinze jours, Fernand Duchaussoy et son équipe étaient très satisfaits du chiffre d’affaire et du bilan fédéral. Tout ne va pas si mal. En 2005, la FFF avait 33M€ de fonds propres. Aujourd’hui, elle en a 55 ! La Fédération se porte bien. Nos sponsors sont sérieux. On a des contrats bien ficelés. Sur un tableau, on peut mettre des recettes jusqu’en 2018. Il y a des contrats que j’ai signés et ils ne sont même pas au courant.

Que ferez-vous en cas de défaite ?
Le football, ce n’est pas de la politique. On a la chance d’avoir un scrutin de liste. Le battu doit rentrer à la maison définitivement.