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Pour la Dream Team, Deschamps tient son groupe

Didier Deschamps

Didier Deschamps - -

A sept mois du début du Mondial, Didier Deschamps semble avoir déjà trouvé l’ossature du groupe qu’il emmènera au Brésil. Pour la Dream Team RMC Sport, le sélectionneur des Bleus doit jouer la carte de la continuité.

Depuis une semaine, tout paraît plus simple. Il aura suffi d’une nette victoire face à l’Ukraine (3-0), synonyme de qualification pour la prochaine Coupe du monde, pour que les nuages qui accompagnaient la route de l’équipe de France depuis de longs mois disparaissent d’un seul coup. Atmosphère sereine, adhésion du public et équipe qui produit enfin du jeu, tout roule chez les Bleus ! Après de nombreux tâtonnements, Didier Deschamps semble même enfin avoir trouvé la bonne formule et dégagé une équipe-type, avec le 4-3-3 mis en place face aux Ukrainiens lors du match retour.

« Pour moi, il a 20 éléments sur 23 en tête pour le Brésil, explique Grégory Coupet. Tu veux mettre qui d’autres ? Ils se sont sorti tout seul de la panade et je pense que ça a développé quelque chose dans le groupe. » Le onze aligné mardi dernier au Stade de France (Lloris-Debuchy, Varane, Sakho, Evra - Pogba, Cabaye, Matuidi - Valbuena, Benzema, Ribéry) a en effet séduit tout le monde. Mais pour Ali Benarbia, les choses peuvent encore évoluer d’ici au 12 juin, date du début du Mondial. « On commence juste à avoir une colonne vertébrale avec Lloris, Varane, Pogba, Cabaye et Ribéry, voire même Valbuena », souligne l’ancien international algérien.

Benarbia : « Deschamps a un groupe-type »

A sept mois de la Coupe du monde, si une ossature se dégage, rien n’est fermé dans le groupe France. Les jeunes Lucas Digne (PSG), Florian Thauvin (Marseille), Rémy Cabella (Montpellier) ou Antoine Griezmann (Real Sociedad) ne sont pas si loin d’intégrer pour la première fois l’équipe de France A. S’ils sont des postulants crédibles, Ali Benarbia estime que ces joueurs doivent encore faire leurs preuves : « Je pense que Deschamps n’a pas encore d’équipe-type, mais il a un groupe-type. Les remplaçants se sont battus pour être dans le groupe. Ce n’est pas parce qu’un joueur fait six bons mois qu’il peut prendre la place d’un Nasri, d’un Giroud ou d’un Sissoko, qui s’est battu pour être là. »

Et même en cas d’énorme saison de l’un de ces jeunes, l’unité de groupe entrevue lors du barrage retour face à l’Ukraine ne doit pas être fragilisée. En plus du choix des joueurs, Didier Deschamps devra aussi faire celui des hommes pour vivre sereinement l’aventure brésilienne. « Ces jeunes, il faut qu’ils soient bien encadrés pour une compétition qui dure, déclare Luis Fernandez. Il y a de la concurrence mais quand tu dégages une équipe-type, les remplaçants savent qu’ils partent pour une compétition avec ce statut. Chacun doit savoir quel est son rôle. Par exemple, Nasri est-il capable d’être le remplaçant de Valbuena ? » Seul Didier Deschamps connaît la réponse.

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La rédaction