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Riolo : "Des Bleus convaincants…"

Retour sur la victoire des Bleus devant la Bulgarie, ce vendredi soir au Stade de France (4-1) dans le cadre des qualifications pour la Coupe du monde 2018 en Russie…

Ça a d’abord pris l’allure d’un match piège. Un début très brouillon, un attaquant bulgare qui pète le dos de Sagna, un peno, 0-1 ! Heureusement pour les Bleus, c’est arrivé trop tôt pour que l’adversaire se croit arrivé. Trop tôt pour se mettre en panique.

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L’équipe de France met un peu de temps pour retrouver le fil. Griezmann et Payet, les deux faiseurs de jeu, sont en retard. Les Bleus sont dans un système mouvant. Sans ballon, Sissoko recule et vient renforcer le milieu. 4231 sur le papier, 433, voire 424 quand Sissoko va dans le couloir, le mouvement est bon. Les intentions aussi.

Les Bulgares ne vont pas tenir le miracle longtemps. La pression s’accentue. L’égalisation vient d’un centre de Sagna ! Un beau centre. Guardiola transforme tout. Dans l’axe, Gameiro met une belle tête. 1-1.

Le match est à sens unique. Griezmann prend les choses en main, Payet, sans forcer, l’assiste. 2-1, 3-1. Griezmann est fort parce que, même quand il débute mal, il se bat pour revenir, il inverse les tendances.

Le match est plié à la pause. On a noté le travail, les qualités de Gameiro. On lui donne sa chance, il en profite à fond. Il presse, bouge, se rend dispo et marque. Un vrai 9 ! Margotton ose dire qu’Emery l’a fait progresser à Séville ! Il manquerait plus qu’on dise que Payet a été chamboulé par sa rencontre avec Bielsa. Mais c’est peut-être vrai qui sait… C’est de l’ironie. Je précise. Par les temps qui courent, il faut toujours préciser…

Sinon la star des Bleus, Pogba ? Comme d’habitude. Nonchalant. Il pourrait le faire floquer sur son maillot : "Nonchalant" ! Ah, mais il joue pas à son poste, c’est vrai… Il faut faire l'équipe après lui avoir demandé où il a envie de jouer et qui va se replacer pour lui... 

Avant le début de la seconde période, comme d’habitude, Deschamps répond exaspéré aux questions de TF1. Même à 3-1, pas un sourire. C’est fou de ne jamais avoir l’air heureux comme ça. De respirer la parano à plein nez !

La seconde période débute et on sent que ça va gérer. Les Bleus déroulent. Le duo Griezmann/Gameiro se régale. Ça marche à l’Atletico, c’est bien aussi en Bleu. Les débuts sont en tout cas probants.

La prestation de l’équipe de France est aboutie. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu ça, même contre des adversaires faibles.

Un dernier mot sur Matuidi. Je crois avoir été plus élogieux que critique à son égard. Je crois. On sait tout de ses qualités, de ses défauts. Mais ce joueur, qui doit être au top physiquement pour s’exprimer pleinement (mais après tout, c’est le cas de tous non ?), parvient toujours à se rendre indispensable. Qu’on le voit ou pas, et ce soir il n’a pas eu besoin d’être extraordinaire, je comprends que pour un coach, il soit dur de se passer de lui. On aime tous les joueurs fins, classes, élégants. Ce n’est pas forcément son cas, et alors ? Lui ne vous lâche pas en route. Il est là et quel que soit le système, l’équipe, il trouve sa place. Il ne la trouverait pas au Barça, au Bayern ? Oui, peut-être. Certainement. Mais en équipe de France, au PSG, il arrive à être essentiel. Il le sera encore lundi aux Pays-Bas.

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Daniel Riolo