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Ronaldo débarque en France et provoque l’hystérie collective

500 personnes ont attendu et acclamé Ronaldo aux abords de son hôtel, en France.

500 personnes ont attendu et acclamé Ronaldo aux abords de son hôtel, en France. - AFP

Adulé partout où il passe, Cristiano Ronaldo a été acclamé à son arrivée en France ce vendredi. Une centaine de supporters de la sélection portugaise l’attendait devant son hôtel et lui ont réservé un accueil de star. Vers 18h, ils étaient cinq fois plus, survoltés et hystériques face à l’idole.

Il était attendu de pied ferme. Plus par admiration que par curiosité. Sacré meilleur joueur du monde l’année dernière, Cristiano Ronaldo est arrivé en France ce vendredi en début d’après-midi. Plus précisément à Enghien-les-Bains, en région parisienne, là-même où la sélection portugaise va préparer son match contre l’équipe de France ce samedi soir (20h45). C’est au bord du lac, à seulement quelques mètres du casino et de l’hôtel qui héberge… l’équipe de France (!), que la sélection lusitanienne a établi ses quartiers. Devant l’établissement, le service d’ordre s’affaire.

Pas question de laisser la moindre place au hasard. Pas question non plus de laisser les fans de la sélection pénétrer dans l’hôtel ou juste franchir les barrières de sécurité, qu’ils soient simples curieux et même curieuses, supporters indéfectibles, adolescents en émoi ou venus en couple avec un bébé. Mais un dénominateur commun : tous sont d’origine portugaise et veulent voir leur idole. Il est 13h50 quand le bus de l’équipe lusitanienne arrive en provenance de l’aéroport du Bourget, escorté par la police nationale. A l’arrière du véhicule, casque vissé sur les oreilles, Ronaldo salue d’un signe de la main ses fans. Parmi eux, Shannon ne tient plus en place. « Je l’ai vu, je l’ai vu ! Il était à l’avant-dernier rang, crie-t-elle à sa copine, tout aussi excitée. Mon Dieu, que d’émotions ! »

Pas de photo ni d’autographe

Calmée, quelques minutes plus tard, la jeune fille d’une quinzaine d’années revient sur sa « rencontre ». « C’est une idole. On lui a fait des signes, il a répondu. Il est tellement beau gosse », sourit-elle. La centaine de supporters, dont plusieurs dizaines avec des maillots portugais ou madrilènes floqués du numéro 7, devra se contenter de ce rapide passage. Car CR 7 ne s’arrêtera pas signer le moindre autographe. Ni même se faire prendre en photo. Tout juste salue-t-il les supporters de la main et d’un pouce levé. Pour ce qui est des dédicaces, ce sont Pepe, Quaresma ou encore Nani qui s’y collent.

Mais là où les joueurs de l’équipe de France auraient pu être montrés du doigt, Cristiano Ronaldo est, lui, tout excusé. Même Anthony, levé à 7h du matin et qui arrive de… Belgique lui trouve des circonstances atténuantes. « Ce n’est pas grave. On peut voir le meilleur joueur du monde, ça donne des frissons », lâche-t-il. Son compère Ryan, abonde : « Rien que de voir le meilleur joueur du monde actuel et à venir, c’est déjà énorme. » Il est à peine 14h quand l’ensemble de la délégation portugaise se calfeutre dans son hôtel. Le temps pour tout le monde de retourner travailler ou de retrouver le chemin de l’école.

Traitement spécial et haute sécurité pour l’idole

Alors que l’équipe du Portugal partait s’entraîner vendredi soir au Stade de France, c’est Cristiano Ronaldo qui est sorti en premier de son hôtel pour rejoindre le bus de son équipe, escorté par un service d’ordre et sous les vivats de plus de 500 supporters. L’un d’entre eux a réussi à forcer le service de sécurité pour obtenir un autographe de CR7. Un autre a tenté de l’imiter avant d’être maitrisé. Une fois dans le véhicule, c’est toute la sélection portugaise qui est sortie de l’hôtel pour se rendre à son tour dans le bus. Lui d’abord, les autres ensuite. Question de standing.

Pierrick Taisne