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Euro 2016 : Nolito plane, Busquets simule, Arda Turan sous les sifflets… ce qu’il faut retenir d’Espagne-Turquie

Les joueurs de l'Espagne autour d'Alvaro Morata

Les joueurs de l'Espagne autour d'Alvaro Morata - AFP

L’Espagne s’est assurée de sortir du groupe D de l’Euro 2016 en battant facilement la Turquie ce vendredi soir à Nice (3-0). Une rencontre marquée par la vista du compartiment offensif espagnol, une simulation grotesque de Busquets et des supporters turcs à bout.

Le top : les trois minutes de grâce de Nolito

Difficile de ressortir un homme du compartiment offensif espagnol. Malgré le jeu dos au but et la redoutable efficacité de Morata ainsi que les inspirations géniales du tandem Iniesta-David Silva, Nolito a réussi l’exploit de se faire remarquer. A presque 30 ans, c’est bien celui qui est sans doute le joueur le moins connu du 11 espagnol qui a scellé le sort d’une rencontre dominée par la Roja. Le tout en trois petites minutes. Le temps de déposer un caviar sur la tête de Morata avant de se charger de doubler la mise, comme un grand. De quoi facturer déjà cinq buts et quatre passes décisives en 10 sélections !

Le flop : la faiblesse turque

Si Arda Turan et les siens ont « résisté » une bonne demi-heure, ils n’ont jamais fait illusion ce vendredi soir. Déjà secoués contre la Croatie (0-1), les Turcs ont été surclassés par l’Espagne, en ne montrant quasiment rien. Lorsque la Roja a baissé le pied, une fois le match plié, les joueurs de Fatih Terim n’ont même pas semblé vouloir sauver l’honneur…

Le fait du match : la simulation de Busquets

Avec le Barça comme avec la Roja, Sergio Busquets occupe le rôle de plaque tournante. Pendant que ses compères de l’entrejeu attirent la lumière, Busquets presse, occupe les espaces, relaie quand il ne permet pas à son bloc de remonter d’une passe à la verticalité vertigineuse. Mais le milieu catalan se comporte parfois de façon détestable. Alors que Burak Yilmaz pose la main sur le torse de l’Espagnol pour protéger son ballon, Sergio Busquets s’écroule et se tord de douleur en se tenant le visage… Une interprétation qui piège un M. Mazic qui sort le carton jaune pour le pauvre attaquant turc…

L’ambiance : des sifflets pour Arda Turan

Dans un stade niçois tout de rouge vêtu, l’ambiance était au rendez-vous à l’Allianz Riviera. Malgré quelques pétards et fumigènes, difficile de faire pire qu’à Saint-Etienne où, en fin d’après-midi, des supporters croates interrompaient le match contre la République tchèque en jetant des fumigènes sur la pelouse. A noter tout de même les sifflets des supporters turcs contre leur grande star et capitaine Arda Turan, symbole d’une sélection aussi décevante que limitée.

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L’info pour briller : l’Espagne améliore son record d’invincibilité

Réputée pour son jeu offensif, l’équipe d’Espagne s’appuie également sur ce qui est peut-être la meilleure défense du plateau. C’est simple, la Roja n’a plus encaissé de but lors d’un match d’un Euro depuis 690 minutes. Il s’agit de la série d’invincibilité la plus longue de l’histoire de la compétition. Quant au dernier « bourreau » de la défense espagnole, il s’appelle Antonio Di Natale…

Le tweet

On comprend mieux pourquoi Nolito a fait danser la défense turque ce vendredi soir...

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