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Euro 2020: Le power ranking de la première journée

Karim Benzema et Kylian Mbappé pendant le match France-Allemagne de l'Euro le 15 juin 2021 à Munich

Karim Benzema et Kylian Mbappé pendant le match France-Allemagne de l'Euro le 15 juin 2021 à Munich - FRANCK FIFE © 2019 AFP

Ca y est, c'est passé en un éclair, mais toutes les équipes de cet Euro ont disputé un match. L'occasion d'importer le power ranking des Américains et de classer les 24 équipes de la compétition, en attendant que les deuxièmes matchs nous donnent tort.

24: Ecosse

23 ans d’attente depuis la dernière compétition internationale, une ouverture à domicile face à l’équipe la plus prenable du groupe sur le papier, et au final, des joueurs frissons laissés sur le banc, une inefficacité terrible, et la tête dans le seau avant d’aller affronter l’Angleterre à Wembley. Point positif: son gardien est devenu un mème.

23: Macédoine du Nord

La Macédoine a porté et bien porté le poids de l'histoire et du symbole pour la première compétition internationale de la jeune nation. Le football était bien secondaire, et il n’y aura pas toujours l’accumulation de circonstances favorables sur le but de Pandev (coup de billard et panne de VAR) pour permettre à la Macédoine du Nord d’en mettre un autre. 

22: Turquie

Présentée comme un épouvantail de la compétition, la Turquie a plus que déçu avec sa défaite 3-0 lors du match inaugural. Avec l’impression durable que toute la sélection avait fêté le titre en Ligue 1 de Celik, Yilmaz et Yazici et jouait avec un gilet lesté de 10 kilos. Le genre de handicap assez compliqué à rattraper en une semaine. 

21: Hongrie

Quand ton meilleur joueur est en tribunes et que le 12e homme est meilleur que les 11 alignés, tu as beau avoir un stade plein, ça ne suffit pas. les Hongrois peuvent remercier la frilosité du coach portugais et leur légendaire démarrage diesel qui leur a permis de croire 85 minutes au 0-0.

20: Pologne

Les supporters parisiens auront été contents de découvrir le petit frère de Robert Lewandowski, les supporters parisiens ont été satisfaits de voir que Krychowiak n’avait pas changé. Un autre épouvantail très décevant dans un groupe très ouvert. 

19: Suède

Masterclass de parquage de bus, avec un gardien en feu, Robin Olsen, et un attaquant pas mauvais qui doit se débrouiller tout seul devant et qui touche le poteau grâce à un enchaînement improbable de contre favorables. Tout ça était très sympa, mais les équipes de DH qui rencontrent des L1 en Coupe de France lors du premier week-end de janvier ont plus d’ambition. 

18: Danemark 

Difficile de juger la performance des Danois dans une rencontre tourneboulée par le malaise, heureusement non fatal de Christian Eriksen. Mais soyons honnête, avant ce terrible incident, on a pas vu grand-chose.  

17: Finlande

Même constat pour la Finlande, à ceci près qu’on en attendait beaucoup moins. L’avantage, c’est qu’on risque d’avoir encore trois matchs pour se faire une idée. 

16: Russie

Certes, c’était l’équipe numéro 1 au classement FIFA en face et la Russie n’a franchement pas eu de chance sur l’ouverture du score, mais on attendait beaucoup mieux d’une équipe à domicile. Même son maillot, qui nous avait enflammé sur le papier, a deçu une fois porté. Sale journée. 

15: Croatie

La Croatie est restée sur l’image qu’elle avait laissé lors des vingt dernières minutes de la Coupe du monde: une équipe à bout de souffle, incapable de courir et jouer au ballon en même temps. Une des rares fois dans l’histoire du football où on a vu une équipe écrasée par la chaleur de Wembley. 

14: Pays de Galles

Il y a 5 ans, cette équipe allait en demi-finale de l’Euro. Le problème, c‘est que 5 ans après, ce sont les mêmes joueurs, et que certains sont clairement passés à autre chose. La cote que Gareth Bale annonce la fin de sa carrière de footballeur dans la compétition est à 1. 

13: Suisse

Incapables de bouger de tristes Gallois, sauvés par Embolo, dont la tactique consiste à foncer tout droit en espérant que ça passe ne marchera pas à tout les coups, la Suisse va quand même se qualifier en huitième et se faire sortir aux penalties en huitième à la fin d’un triste 0-0. 

12: Ukraine 

L’équipe préférée de Jérôme Rothen, qui aligne 5 gauchers. En revanche, l’alliage entre une attaque niveau international et une défense niveau régional n’a pas encore pris. Au moins, on sait qu’on verra des buts, et des beaux, en la regardant jouer. 

11: Autriche

On demande à revoir face à une opposition plus solide que la Macédoine du Nord. Mais la doublette Sabitzer-Alaba, quelle belle usine à caviar.  

10: République tchèque

Déjà le but du tournoi pour Schick avec son lob du milieu du terrain. Et absolument aucun stress face à de faibles Ecossais. Ca peut être l’équipe surprise de la compétition. 

9: Espagne

Ces gens ont une qualité, ils savent donner à manger à leurs haters: record de passes et record d’inefficacité. De quoi donner envie de balancer de longs ballons devant sur un avant-centre irlandais un lundi soir pluvieux à Stoke. 

8: Allemagne

C’était pas l’adversaire le plus facile et l’opération reconstruction est plutôt bien embarquée, mais un seul tir cadré, c’est quand même limite pour mettre en danger une équipe comme les Bleus. quand ton meilleur geste technique, c‘est une morsure dans le dos de l’adversaire, c’est qu’il y a encore du boulot. 

7: Slovaquie

La très bonne surprise de cette première journée, l’équipe qui a montré le plus d’envie et d’énergie. Alors si en plus Marek Hamsik a trouvé le secret de la jeunesse éternelle…

6. Portugal

Le Portugal a joué dix minutes et mis trois buts. Mais le Portugal a aussi bafouillé pendant 80 minutes avec une compo plus que frileuse. Comment ça, un milieu Danilo-Carvalho, ça vous fait pas rêver?  

5. Pays-Bas

Dumfries, Weghorst… Des patronymes qui au mieux ne suscitaient qu’un haussement de sourcil, au pire quelques quolibets. Au final, beaucoup d’allant et une belle complémentarité. On est un peu inquiets pour la défense oranje qui a pris l’eau après la sortie de Blind.  

4: Italie 

Ca faisait longtemps qu'on n'avait pas vue une équipe d’Italie aussi enthousiasmante avec Berardi, sacré joueur frisson. On attend de voir ça face à une autre opposition que l’équipe vétéran de la Turquie. 

3: Angleterre

L’Angleterre n’a toujours pas perdu en compétition internationale à Wembley et aurait même pu se rendre le match plus facile si Phil “Gascoigne” Foden n’avait pas trouvé le poteau à la 5e minute. Un des plus beaux bancs de la compétition aussi mais il va falloir gérer les attentes qui vont grimper en flèche. 

2: Belgique

Thomas Meunier avait raison, il va falloir une sacrée armada pour sortir la Belgique, jamais aussi à l’aise que quand elle mène au score. D’autant qu’on sent qu’elle en a encore sous le pied et que Hazard n’est pas encore au top. Dommage qu'ils soient si susceptibles.

1: France

Une victoire étriquée sur un csc, mais les Bleus ont marqué de leur empreinte la compétition et les esprits. Oublié 2002 et les procès en arrogances, les Français ont assumé leur statut de favori. Eux aussi ont aussi une marge de progression, quelques problèmes d’effectifs à gérer pour Deschamps qui a fait le choix de faire seulement deux remplacements sur cinq possibles.

https://twitter.com/pierrekoetschet Pierre Koetschet Journaliste RMC Sport