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Euro 2021: Wijnaldum met la pression à l'UEFA sur le racisme

Avant d'affronter la République tchèque en huitième de finale de l'Euro (dimanche 27 juin à 18h), le capitaine des Pays-Bas Georginio Wijnaldum a demandé à l'UEFA d'intervenir en cas d'incident raciste. Un moyen de mettre la pression sur une institution tancée pour ses positions frileuses sur une loi homophobe en Hongrie.

Le capitaine des Pays-Bas a tapé du poing sur la table. Ce jeudi devant la presse, en visioconférence, Georginio Wijnaldum n'a pas manqué de rappeler à l'UEFA ses obligations en matière de protection des joueurs, notamment en cas de possibles incidents racistes. Interrogé sur la question avant le huitième de finale de l'Euro entre les Oranje et la République tchèque, qui se déroulera à la Puskas Arena de Budapest dimanche, le nouveau joueur du PSG a demandé l'aide du patron du foot européen.

"Et si les supporters adverses faisaient exprès (de proférer des insultes racistes, NDLR) parce qu'ils savent que tu vas quitter la pelouse et qu'ils pourraient avoir match gagné? Tu fais quoi? Je pense que c'est à l'UEFA de prendre cette décision (d'interrompre le match), pas aux joueurs (...) Elle doit se rendre compte que si elle ne le fait pas, elle fait reposer une grande responsabilité sur les joueurs. L'UEFA doit protéger les joueurs", insiste le nouveau joueur du PSG.

Quitter le terrain? Wijnaldum l'envisage mais...

Le milieu de terrain est également revenu sur sa position, émise par le passé, de quitter le terrain si de tels propos étaient formulés dans les tribunes lors d'une rencontre officielle. "Je n'en ai jamais fait l'expérience et j'espère ne jamais avoir à le faire", a-t-il d'abord précisé. Avant de prévenir: "Mais si quelque chose comme ça se produit dimanche, je pourrais quand même quitter le terrain."

Dans le même temps, Wijnaldum a confirmé qu'il porterait bien un brassard arc-en-ciel avec le message "One Love" lors du match. Un moyen d'afficher son soutien aux droits homosexuels, ciblés ouvertement par une loi discriminatoire votée par le Parlement hongrois. "La KNVB (Fédération néerlandaise) a proposé cette initiative et nous a demandé d'y réfléchir. Cela correspond aux valeurs de la campagne One Love. Nous défendons la diversité. Chacun devrait être libre de vivre comme il l'entend."

CP