RMC Sport

Hongrie-Portugal: un doublé tardif de Ronaldo offre un premier succès à la Seleçao

Auteur d'un doublé contre la Hongrie (3-0), ce mardi à Budapest, Cristiano Ronaldo a permis au Portugal, qui a souffert, de s'imposer pour son entrée en lice à l'Euro.

Les Bleus sont prévenus. La Hongrie ne sera pas si facile à manœuvrer le week-end prochain (samedi à 15h). Le tenant du titre portugais a entamé la défense de son trône à l’Euro ce mardi, par une pénible victoire face à la Hongrie (3-0), seulement assurée en toute fin de match. Poussés par un stade plein à craquer, les Magyars ont longtemps su tirer profit du contexte bouillant de la Puskas Arena de Budapest, pour mettre en échec les Portugais de Cristiano Ronaldo, buteur en fin de match, mais pas toujours au diapason de ses partenaires, et plus d’une fois malheureux face au but.

La Puskas Arena, seule enceinte de cette compétition, organisée dans onze pays, à ne pas appliquer de jauge de spectateurs en ces temps de crise sanitaire, a accueilli 65.000 spectateurs pour l’occasion. Du jamais vu dans un stade hongrois, selon le quotidien Nemzeti Sport, depuis 35 ans et un match contre le Brésil avant le Mondial 1986. L’atmosphère dégagée par la ferveur qu’on a senti monter tout au long de la journée sur place, les Hongrois s’en sont nourris pour alimenter les premières minutes très électriques de cette rencontre piège pour le Portugal.

Il y aura eu des duels aux quatre coins du terrain, beaucoup de pression sur le porteur du ballon, avec deux équipes qui auront eu du mal à s’organiser dans le premier quart d’heure. Mais une fois l'orage passé, le Portugal a pris le contrôle du ballon pour ne plus jamais le rendre. Encore fallait-il savoir quoi en faire, et de ce point de vue, Nelson Semedo a pendant longtemps été l’un des seuls à créer des différences depuis son côté droit, en passant régulièrement dans le un contre un pour distiller des centres dangereux.

Cristiano Ronaldo surpasse Michel Platini

Une belle séquence sur laquelle il est impliqué a notamment débouché sur une frappe instantanée de Diogo Jota, qui a trouvé face à lui un gardien vigilant, après s’être retourné en pivotant (40e). Le Portugal s’est montré plus dangereux au fil du match mais on a trop peu entrevu le fameux potentiel offensif dont parlait Cristiano Ronaldo en marge de ce match. Tour à tour, les membres du fameux quatuor (Ronaldo, Fernandes, Jota, Silva) sont parvenus à s’illustrer, mais sans parvenir à trouver la faille dans un premier temps, malgré plusieurs situations avantageuses, voire très dangereuses.

Cristiano Ronaldo s’est retrouvé seul face au gardien dans les six mètres, mais le quintuple Ballon d’or n’a pas à ajuster sa reprise, qui s’est envolée dans le ciel (43e). Mécaniquement, face à une possession stérile, les Hongrois ont fini par se persuader que leur façon de procéder, avec un bloc très bas et beaucoup d’énergie dépensée à courir, allait payer. Adam Schafer, très actif, a beaucoup apporté dans le combat, à l’instar du colosse Adam Szalai (à ne surtout pas confondre avec Attila Szalai et encore moins Roland Sallai), qui en impose du haut de son mètre 93.

L'attaquant s 'est sacrifié pour le collectif, et a été la première option privilégiée par ses partenaires, souvent cherché en première intention pour occuper le camp adverse. Ce qui n’est pas arrivé si souvent. Car le Portugal a maintenu la pression en seconde période, moins forte cependant que dans le premier acte, malgré une belle frappe de Bruno Fernandes, parfaitement détournée par l’impeccable Gulacsi (68). La Hongrie a ensuite inscrit le premier but du match (refusé pour une position de hors-jeu), mais c’est bien le Portugal qui a réussi à forcer son destin, avec une certaine réussite.

A la réception d’une passe contrée, Raphaël Guerreiro a repris sans contrôle du gauche. Sa tentative, elle aussi contrée, cette fois par Orban, a pris Gulacsi à contrepied (84e). Quelques instants plus tard, Cristiano Ronaldo, auteur de ses 105e et 106e buts internationaux (86e, 90e+3), est devenu le meilleur buteur de l'histoire de l'Euro (avec 11 réalisations), devant Michel Platini, offrant au passage un avantage plus important au tableau d’affichage à son équipe. Malgré la difficulté de la tâche face à une Hongrie qui avait pour seul but de préserver le score nul et vierge, sans ambition de produire du jeu, le Portugal assure l’essentiel.

QM