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Le Graët : « Des mots sans conséquence »

Noël Le Graët

Noël Le Graët - -

Invité de l’Intégrale Euro sur RMC ce mercredi, le président de la FFF a tenu à positiver malgré la défaite face à la Suède, mardi soir (2-0). Il se satisfait même de la mise au point entre les joueurs à l’issue du match.

Président, avez-vous accueilli la qualification pour les quarts de finale de l’Euro comme une bonne nouvelle ?

Les poules, c’est un mini championnat entre quatre équipes à l’issue duquel on a fini deuxième. On a raté le dernier match sur trois. On a fait une bonne performance contre l’Angleterre et une très bonne contre l’Ukraine. La Suède était éliminée et nous peut-être trop vite qualifiés. Je suis très content de disputer ce quart de finale.

Vous êtes aux côtés des joueurs depuis le début de la compétition. Sentez-vous un renouveau dans l’état d’esprit ?

C’est incontestable. Ce n’est jamais facile de passer trois semaines ou un mois ensemble sans anicroches. Ça se passe parfaitement bien, les joueurs s’entendent bien. Ils sont techniquement forts et collectivement en progrès. On est une équipe en devenir qui doit progresser. Il y a une bonne recherche dans le jeu. En dehors du match d’hier, on est sur la bonne voie.

Que pensez-vous de la mise au point entre les joueurs à la fin du match ?

C’est très bon signe. Les joueurs étaient très déçus de la performance générale et certains de leur propre performance. Un petit mot peut en entrainer un autre et ça peut durer dix minutes. Ils sont entrés dans le vestiaire, il y avait une déception. Ça me parait logique qu’il y ait eu des mots sans conséquence.

« On a besoin de plus de considération »

Cette qualification en quarts de finale va-t-elle accélérer la prolongation de contrat de Laurent Blanc ?

On verra ça au retour à Paris juste après la finale (un rendez-vous est fixé le 2 juillet, ndlr). On ne va pas discuter en Ukraine. Il y a un match important samedi. On n’est pas dans une position pour parler de contrat. Tout le monde est très motivé. On va bien préparer le match face à l’Espagne et on verra après. L’objectif était de disputer un quart de finale. On va le jouer contre la meilleure équipe du monde, contre qui on va donner une bonne réplique.

Le public français a déploré que les joueurs, excepté Hugo Lloris, ne soient pas allés les rencontrer à l’issue du match. Le regrettez-vous ?

Mardi, il y avait de la déception. On est aussi moins bien organisé que les Suédois qui étaient 25 000 à Kiev. C’était une force derrière cette équipe qui était pourtant éliminée. On supporte par moments mais on n’est pas très enthousiaste. C’est en progrès mais on a besoin de plus de considération. En 1998, c’était très fort. Nous ne sommes pas champions du monde et nous n’avons pas la meilleure équipe du monde, loin s’en faut. Mais les garçons travaillent de façon très sérieuse.

Certaines personnes s’offusquent de l’attribution des primes aux joueurs après ce match difficile. Qu’en pensez-vous ?

L’argent, c’est l’éternelle question. Les Suédois ont été payés alors qu’ils étaient éliminés. Les Français n’auraient rien reçu en cas d’élimination. Les sommes peuvent toujours choquer mais je trouve que ce qui est versé aux joueurs est naturel. Parce qu’ils contribuent à l’image et au service économique de la Fédération. Je sais que c’est difficile à expliquer. On a des sponsors qui ont besoin d’eux et qui les utilisent. Ça fait partie de notre système.

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