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Les quatre fantastiques de la Roja

Andres Iniesta

Andres Iniesta - -

Tous les quatre titulaires lors des trois finales consécutives remportées par l’Espagne, Iker Casillas, Sergio Ramos, Xavi et Andrés Iniesta sont les cadres d’une équipe entrée dans la légende. Décryptage.

Casillas, le gardien du temple
A chaque fois la même image. Iker Casillas, placée au cœur de la tribune présidentielle et qui soulève le trophée. Depuis 2008, le capitaine de la Roja est l’homme qui a le privilège de matérialiser le premier les victoires de sa sélection. Impeccable en demi-finales face au Portugal (0-0, 4 tab à 2), où il repousse le tir au but de Moutinho, il a de nouveau été infranchissable face à l’Italie (4-0). En trois finales, il n’a d’ailleurs pas encaissé de but. Ce dimanche, il a remporté sa 100e victoire en 137 sélections, devenant le premier international espagnol à atteindre ce chiffre de succès. Un vrai monument.

Ramos, le rempart
Du côté droit à l’axe, toujours la même efficacité. Indéboulonnable latéral de cette Roja qui rafle tout sur son passage depuis 2008, Sergio Ramos a été contraint de changer de poste pendant cet Euro. Pour pallier le forfait de Carles Puyol, le Madrilène a formé le duo de défenseurs centraux avec Gerard Piqué. Une réussite totale, tant l’ancien Sévillan s’est montré intraitable. Avec 92 sélections au compteur à seulement 26 ans, Ramos incarne le présent et l’avenir de la sélection. Et peut envisager dans les années à venir de garnir encore un peu plus son armoire à trophées, déjà copieusement remplie.

Xavi, le cerveau
Le patron, c’est lui. Omniprésent dans les phases offensives de son équipe, Xavi est celui par qui passent tous les ballons. Déjà auteur de la passe décisive sur le but de Fernando Torres en finale de l’Euro 2008 face à l’Allemagne (1-0), le Barcelonais a récidivé ce dimanche soir face à l’Italie. D’une lumineuse passe parfaitement dosée, il a offert le deuxième but à Jordi Alba, son futur coéquipier en Catalogne, avant de donner le troisième à Fernando Torres. A 32 ans, il peut encore espérer être en forme pour le Mondial 2014, au Brésil. Il sera ensuite temps pour lui de se retourner sur son incroyable carrière internationale.

Iniesta, le magicien
Chacune de ses prises de balle est un régal. Chacun de ses dribbles ou passes est d’une diabolique efficacité. S’il n’a pas inscrit le moindre but lors de cet Euro, Andrés Iniesta a encore une fois eu une immense influence sur le jeu de son équipe. D’une lumineuse passe vers Cesc Fabregas, il est d’ailleurs à l’origine de l’ouverture du score ce dimanche en finale. Souvent positionné dans l’axe à Barcelone, il a évolué à gauche durant cet Euro, avec un rendement toujours égal. Si Vicente Del Bosque n’a pas eu besoin d’aligner un avant-centre de métier, Iniesta en est en grande partie responsable.

Alexandre Alain