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Soutien aux LGBTQ+: Maracineanu invite les sportifs à s'engager encore plus

Alors que l'Euro 2021 a été cette semaine une vitrine pour le soutien à la communauté LGBT+, discriminée en Hongrie, la ministre des Sports Roxana Maracineanu estime que les sportifs sont tout à fait dans leur rôle lorsqu'ils combattent l'homophobie.

Des stades aux couleurs de l'arc-en-ciel (sauf celui de Munich), des drapeaux de la communauté LGBT+ dans les tribunes, des prises de position de joueurs mondialement connus... Alors que le gouvernement hongrois de Viktor Orban a récemment fait adopter un projet de loi visant à interdire la "promotion" de l'homosexualité auprès des mineurs, le monde du football a profité de l'Euro pour dénoncer cette semaine ces mesures discriminatoires.

Et si certains dirigeants politiques, notamment ceux du Rassemblement National en France, considèrent que les sportifs n'ont pas à faire de la "politique", la ministre des Sports Roxana Maracineanu estime au contraire que leur voix est importante.

"Ce n'est pas une opinion politique de dire qu'on est contre l'homophobie"

"Il faut savoir ce qu'elle (Marine Le Pen) entend par politique, a expliqué ce jeudi soir l'ancienne nageuse sur LCI. Ce n'est pas une opinion politique de dire qu'on est contre l'homophobie, contre le racisme, c'est juste réaffirmer ce que sont les droits de l'homme. C'est tout à fait opportun que ce soit des sportifs, qui sont des médias à eux seuls, qui le fassent aujourd'hui."

La ministre, en première ligne sur le sujet de l'homophobie dans le sport depuis des années, est d'ailleurs revenue sur les initiatives menées: "Je pense que le sport mérite mieux que ça, j’en ai parlé avec les associations de supporters, nous avons subventionné un certain nombre d’associations qui sont allées sensibiliser ces supporters, mais aussi les jeunes footballeurs dans les centres de formation, les jeunes sportifs de manière plus large, raconte-t-elle. Nous avons beaucoup investi sur ce sujet de la prévention, de la sensibilisation à la tolérance."

Mais ce travail de l'ombre n'a pas forcément la même portée médiatique que des actions de stars du ballon rond, tels Antoine Griezmann ou Olivier Giroud. "Ça va dans le bon sens, évidemment on aimerait que ça aille plus vite, poursuit Maracineanu. Il faut arriver à faire le lien entre ce qu’il se passe dans les associations et puis les voix qui sont médiatisées, les voix des sportifs qui ont un peu peur de s’engager mais qui commencent à le faire. On a besoin de ces échos pour parler de ce qu’il se fait à la base, dans le milieu associatif."

C.C.