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OL-Besiktas: Lyon arrache un succès miraculeux au terme d'un match très tendu

Corentin Tolisso

Corentin Tolisso - AFP

L'Olympique Lyonnais s'impose en fin de match dans son quart de finale aller de Ligue Europa contre Besiktas jeudi soir (2-1). Une soirée marquée par un contexte électrique et le cadeau du gardien du Besiktas, Fabri.

Menés d'entrée, les Lyonnais ont su renverser la situation en fin de match pour battre Besiktas en quart de finale aller de Ligue Europa jeudi (2-1). Un résultat presque inespéré pour une équipe de l'OL méconnaissable en première période.

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Un contexte électrique

Avec plus de 15 000 supporters turcs attendus au Parc OL, les autorités redoutaient des débordements. Après avoir mis l'ambiance dans le centre de Lyon, des fans stambouliotes ont été impliqués dans des affrontements avant la rencontre. Et un quart d'heure avant le début du match, des supporters de Besiktas situés dans l'anneau supérieur du stade ont jeté des projectiles vers leurs homologues lyonnais, provoquant un envahissement de terrain et obligeant Jean-Michel Aulas à s'employer. Le coup d'envoi a finalement été donné avec 45 minutes de retard.

Des Lyonnais trop naïfs

Pas assez attentifs sur un coup-franc lointain joué vite par Talisca, les Lyonnais se sont fait punir. Trouvé à terre, Ryan Babel a ensuite profité d’une glissade de Rafael, en retard au départ, pour marquer d’un tir croisé du droit (15e). En seconde période, la naïveté lyonnaise a bien failli offrir aux Turcs un pénalty. Heureusement pour Anthony Lopes, venu faucher Talisca après une perte de balle sur une relance courte loin de s'imposer, le Brésilien était hors-jeu.

Des montants farceurs

Une poignée de minutes après le but de Ryan Babel, Nabil Fekir a trouvé la barre transversale d'un Fabri impuissant sur une tentative du gauche. Malheureux, les Lyonnais l'ont également été à un quart d'heure du terme, sur corner, lorsque Tolisso a catapulté le ballon de la tête sur le poteau.

Un OL à deux visages

Sans être bousculés par la formation stambouliote, les joueurs de Bruno Génésio ont déjoué en première période. Fébriles défensivement, en danger sur chaque coup de pied arrêté, ils ont attendu la deuxième mi-temps pour se réveiller. Bien plus conquérants, et malgré des ratés de Lacazette ou Cornet, ils ont fini par faire craquer Besiktas en moins de deux minutes grâce à Tolisso (83e) puis Morel (84e).

Le cadeau de Fabri

Inexplicable. Pressé après l'égalisation lyonnaise, le gardien espagnol de Besiktas Fabri a préféré tenter le dribble derrière le pied d'appui plutôt que de dégager directement. Sa prouesse technique réussie, il n'a pas vu Jérémy Morel, venu lui chiper le ballon pour marquer dans le but vide.