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OL-PSG: les Parisiennes très proches d'un premier titre en D1 féminine

Le PSG a tenu tête (0-0) à l'OL dans une duel âpre et tendu ce dimanche soir, et conserve un point d'avance en tête du classement. A une journée de la fin, le club de la capitale est en ballotage très favorable pour mettre fin à la suprématie lyonnaise.

Le règne de l’OL touche peut-être à sa fin. Le club de Jean-Michel Aulas a été tenu échec (0-0) par le Paris Saint-Germain ce dimanche soir, dans ce choc aux allures de passation de pouvoir, à une journée de la fin du championnat. Si Paris obtient un résultat meilleur ou équivalent à celui des Lyonnaises vendredi prochain, lors de l'ultime journée, le club de la capitale sera sacré champion pour la première fois de son histoire, mettant ainsi fin à l’hégémonie de Lyon, qui règne en maître sur le championnat depuis tant d’années, avec 14 titres consécutifs.

Au Groupama Stadium, la maîtrise du ballon a été lyonnaise, mais les occasions parisiennes, dans ce match très engagé sur le plan physique, et qui l'est resté jusqu'au bout, à défaut d'être spectaculaire. Les joueuses des deux équipes ont livré énormément de duels, en étant parfois à la limite, obligeant l’arbitre à sévir. Stéphanie Frappart a fait en sorte d'éviter que la rencontre lui échappe. Privées du ballon la plupart du temps en seconde période, les Parisiennes ont beaucoup couru sans faillir ni concéder énormément d’occasions.

L'OL craint la saison blanche

La gardienne espagnole Tiana Endler a passé une soirée plutôt tranquille. Car si les Lyonnaises ont poussé, les transmissions à l’approche de la surface parisienne sont restées trop maladroites. De l’autre côté du terrain, les Parisiennes n’ont pas été plus heureuses dans le dernier geste, à l’image de cette énorme occasion gâchée par Diani (68e). Un centre qui aurait pu se transformer en balle de titre, mais qui a atterri tranquillement dans les bras de Sarah Bouhaddi, sur une situation pourtant très favorable aux Parisiennes.

Rien n’est encore joué, mais le Paris Saint-Germain a au moins son destin en main, tandis que le spectre d’une saison blanche rôde au-dessus des têtes lyonnaises (élimination en Ligue des champions, Coupe de France annulée). Pour l'OL, ne rien gagner cette saison serait une première depuis 2006. Un échec qui serait forcément très mal vécu, alors que les hommes n’ont pas su se qualifier pour la Ligue des champions cette saison, et ce, pour la deuxième année consécutive. C’est justement pour éviter ce scénario du pire que Jean-Michel Aulas a fait appel à Sonia Bompastor sur le banc des féminines en fin de saison. Le président de l’OL est en passe de perdre son pari, un de plus.

QM