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Fifa: la malicieuse lettre ouverte de Blatter à Infantino

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Dans une lettre ouverte teintée d’espièglerie, Sepp Blatter s’adresse à Gianni Infantino, ce dimanche dans le JDD. L’ancien président de la Fifa félicite son successeur et lui prodigue quelques conseils pour une mission qu’il dépeint comme particulièrement épineuse.

Remplacé vendredi par Gianni Infantino à la tête de la Fifa, Sepp Blatter n’a rien perdu de sa malice légendaire. Celui qui fut président de l’instance durant la période 1998-2015 le prouve dans une lettre ouverte destinée à son successeur, publiée ce dimanche dans le JDD. Le Suisse de 79 ans, suspendu six ans par la Fifa, y félicite et adoube Infantino, tout en le prévenant de l’âpreté de la tâche qui lui incombe désormais.

« On attend de toi des miracles »

« Mon cher Gianni, mon président..., commence Blatter. Tu as gagné et je suis content. Parce que tu es un homme bien, un homme jeune et un voisin. Je te félicite, mais sache tout de même que ce poste que tu as voulu ne sera pas facile. On attend de toi des miracles dans le contexte dans lequel tu reprends la Fifa, que j'avais dirigée ces presque dix-huit dernières années et servie pendant quarante et un ans. Si d’aventure, tu veux un avis ou un conseil, n’hésite pas. »

« Les amis deviennent rares »

« Tu vas trouver une Fifa bien organisée et solide, qui a toujours fonctionné ces derniers mois malgré ce que d’aucuns ont appelé le scandale, poursuit le Suisse. Prépare-toi bien, mais sois vigilant. Même si tout le monde te soutient et te dit des mots agréables, sache qu'une fois dans le fauteuil de président les amis deviennent rares. »

« Tu réussiras »

« À 18h01 vendredi, quand tu as été élu, mes épaules se sont allégées d'un poids. J'ai désormais moins de responsabilités et plus de temps pour m'occuper de ma vie. Je ne suis plus président. Mais j'accepte volontiers le système français qui fait que, lorsqu'on a été président, on reste président pour toujours, s’amuse Blatter avant de conclure : Voilà, bon courage, mon ami Gianni. Mais je ne m’inquiète pas, tu réussiras ! »

la rédaction