RMC Sport

Fifagate : "Platini n’a pas fait une croix sur sa candidature" selon son conseiller

Michel Platini

Michel Platini - AFP

Invité à réagir au micro de BFMTV sur la suspension de huit ans de Michel Platini, Thomas Clay, membre de l’équipe de défense du président de l’UEFA, assure que l’ancien meneur de jeu des Bleus est serein et n’a pas abandonné l’idée de succéder à Sepp Blatter à la tête de la Fifa.

Thomas Clay, Michel Platini ne pourra pas déposer de recours avant janvier. Comment vit-il cette situation ?

On va peut-être un peu vite sur les possibilités de recours de Michel Platini. Elles existent à brève échéance. On attend un peu de savoir comment la Fifa voit les choses. Il faut se souvenir que la semaine dernière, le TAS a dit qu’il ne laisserait pas la Fifa instrumentaliser les différentes procédures pour empêcher Michel Platini de se présenter. La FIifa peut jouer un peu la montre, ça fait des mois qu’elle le fait mais elle ne peut pas trop la jouer sinon le recours déposé auprès du Tribunal arbitral du sport sera immédiatement recevable.

Dans quel état d’esprit est Michel Platini ?

J’ai eu plusieurs fois Michel Platini au téléphone. Il était naturellement triste par cette décision. Mais cette décision est surtout triste pour la Fifa, qui achève de se décrédibiliser. Michel Platini est extrêmement serein. Il sait que de toute façon, à terme, il sera blanchi, que ce soit par le TAS ou les juridictions civiles. Et un jour, ceux qui sont en train de monter cette opération pour l’empêcher de se présenter, devront rendre des comptes du préjudice qu’il cause à Michel Platini. On est serein. On a le droit pour nous, l’éthique pour nous contrairement à cette commission qui porte bien mal son nom.

Vous dites qu’il est serein. Mais il ne pourra certainement pas défendre sa candidature pour la présidence de la FIFA…

Le calendrier est serré mais il suffit que le TAS se prononce aux alentours du 15-20 janvier, ce qui est tout à fait possible en l’état des procédures, pour que Michel Platini soit autorisé à concourir. Il n’a pas du tout fait une croix sur son calendrier. Qu’il veuille être blanchi, c’est évidemment une préoccupation majeure pour lui mais cela ne veut pas dire qu’il ait fait une croix sur la candidature à la Fifa.

Jusqu’où êtes-vous prêts à aller ?

S’il faut en aller à demander réparation du préjudice qu’il subit, il le fera. Il faut aussi noter que la décision d’aujourd’hui constitue un rétropédalage par rapport aux poursuites initiales. Il faut se rappeler que Michel Platini était poursuivi pour corruption et la sanction demandée était un bannissement à vie. Aujourd’hui, on nous parle de conflit d’intérêt et d’une sanction de huit ans. Elle est déjà disproportionnée mais il y a quand même eu une part du chemin de rétropédalage qui a été effectué par la commission d’éthique. Pour moi, nul doute que le TAS fera le reste du chemin et le blanchira complètement. 

Si aujourd’hui, on empêche Michel Platini de se présenter, c’est précisément par ce qu’il représente, c’est-à-dire un homme intègre, honnête et le grand joueur qu’il a été. Cet esprit libre fait peur à certaines personnes à la Fifa qui ont accumulées un certain nombre de privilèges et qui voient d’un mauvais œil l’arrivée de Michel Platini. Il y a une sorte de camarilla de gens à la Fifa qui ont décidé qu’il ne voulait pas de Michel Platini comme président. C’est invraisemblable. La Fifa représente 209 pays et tout le monde sait que si Michel Platini est autorisé à faire campagne, il sera élu. Croyez-moi, son image reste extrêmement bonne.