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Football: le recours possible à cinq remplacements par compétition définitivement entériné

L'International board (Ifab), garant des lois du football, s'est prononcé mercredi pour que chaque compétition puisse opter sans limite de temps pour un passage à cinq remplaçants au lieu de trois. Cette mesure avait été adoptée temporairement en 2020, sur fond de pandémie de Covid-19.

C'est désormais gravé dans le marbre: toutes les compétitions de football professionnel pourront conserver la règle des cinq remplacements de joueurs par équipe et par match (au lieu de trois). L'International football association board (Ifab), l'instance qui régit les lois du jeu, a annoncé mercredi avoir donné son accord pour entériner cette règle qui avait été introduite de façon temporaire en 2020, en réaction à la pandémie de Covid-19.

Le comité consultatif technique de l'Ifab "a recommandé que chaque compétition puisse décider d'augmenter le nombre de remplaçants en fonction des besoins de leur environnement footbalistique, tout en maintenant le nombre de fenêtres pour effectuer ses changements (trois, plus la mi-temps)".

La mise en place des cinq changements visait à soulager les organismes des joueurs, à la fois perturbés par le premier confinement lié au coronavirus, mais aussi essorés par les calendriers toujours plus chargés.

Pas de mi-temps de 25 minutes

En outre, l'instance se donne plus de temps pour les remplacements supplémentaires pour commotion cérébrale (en cours d'expérimentation): "En raison du faible nombre de cas de commotion cérébrale enregistrés depuis le lancement du test, en janvier 2021, il a été suggéré d’étendre la période de test jusqu’en août 2022 afin de recueillir davantage de données".

Enfin, l'Ifab en a profité pour rejeter la demande de la confédération sud-américaine de football (Conmebol), qui souhaitait porter les mi-temps de 15 à 25 minutes. "Plusieurs membres ont identifié plusieurs problèmes, notamment les répercussions négatives sur la santé des joueurs du fait d’une période d’inactivité prolongée".

Julien Absalon avec AFP