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Gourcuff, Balotelli, des buts : La Ligue 1 est devenue super. Qu'est-ce qui se passe?

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Du spectacle tous les week-ends, de belles prestations en Ligue des champions, des joueurs qui refont surface, d’autres qui assument d’entrée leur statut : après quatre journées, On nous a changé notre bonne vieille Ligue 1.

Parce qu’il y a autant de buts en Ligue 1 qu’en Premier League

Ils n’ont peut-être pas les mêmes carnets de chèques ni les mêmes comptes en banque mais… à l’arrivée, ça se talonne sévère. Qu’on se le dise, la Ligue 1 est d’attaque, comme la Premier League. Et on dira même plus : autant que ce que l’on considère comme le meilleur championnat de la planète. Le compteur relève 106 buts inscrits après quatre journées en PL ? Son homologue français n’affiche pas autre chose après le même nombre de journées. 106 partout, balle au centre : la Ligue 1, portée par des Monégasques aussi efficaces que plaisants, des Niçois sans complexe, des Bordelais de nouveau attrayants, un promu déroutant, des équipes dans le dur en défense (Lorient, Nancy, Lille…), est séduisante à suivre. Face au but, il y a match pour le moment avec la Premier League. On croise les doigts pour qu’il dure un bon moment.

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Parce qu’en Ligue des champions, la France gagne, même sans le PSG

Tottenham à Wembley. Le Dinamo Zagreb au Parc OL. Monaco comme Lyon auraient pu connaitre une fâcheuse sortie de route mercredi soir pour leur entame de Ligue des champions. Mais l’ASM, vainqueur à Londres (1-2) et l’OL, triomphal à domicile (3-0), n’ont pas manqué leur entrée. Tout le contraire du PSG, accroché au Parc par Arsenal, puni d’avoir trop vendangé devant le but adverse. L’habituelle locomotive du football français, celle qui cache d’ordinaire ces dernières années la misère de nos clubs tricolore sur la scène européenne, a connu un accroc. Derrière, ça n’a pas bégayé. Une bonne nouvelle, qu’on espère perdurer dans le temps. Et qui sait, se prolonger jusqu’en Ligue Europa avec Nice et Saint-Etienne.

Parce que Balotelli est redevenu un vrai joueur de foot

On voit vous venir et lyncher cette partie du papier. On s’emballe peut-être un peu. Beaucoup. Passionnément. Mais on ne va pas se mentir : revoir Mario Balotelli marquer des buts, ça fait plaisir. Se comporter comme un avant-centre, rôder autour de la surface de réparation, haranguer ses partenaires, les tancer pour un oubli ou une passe trop tardive et être décisif lors d’un grand match comme l’était le Nice-Marseille de dimanche dernier (3-2) : du petit lait. Tant mieux, la Ligue 1 a perdu Zlatan Ibrahimovic et si Alexandre Lacazette postule pour lui succéder au classement des buteurs (6 buts en 4 journées), le championnat de France avait besoin d’une nouvelle forte tête. Ça a l’air bien parti.

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Parce que Yoann Gourcuff n’est toujours pas blessé

On ne dit pas ça pour lui porter l’œil et on a même retenu notre souffle lorsqu’il est resté au sol après un tacle un peu trop appuyé d’un joueur caennais. Mais Yoann Gourcuff s’est relevé et a bouclé un quatrième match de Ligue 1 - 357 minutes de jeu effectives, soit un peu de la moitié que la saison dernière (620 minutes, 12 matches joués) avec le Stade Rennais - sans trainer la patte. A l’inverse, le stratège Rouge et Noir en a déjà usé (de sa patte toujours) pour inscrire un but et animer le jeu de son équipe. On le sait, un grand Gourcuff, ça peut accoucher d’un grand Stade Rennais. Et, avec Nice, d’une promesse de jeu supplémentaire en championnat.

Parce qu’Erding fait de nouveau très mal

Ibrahimovic parti, on se demandait un peu qui allait reprendre le flambeau. Si Alexandre Lacazette allait endosser ce rôle et si d’autres joueurs allaient tenter de sortir de l’ornière pour épicer un peu le débat. A ce titre, revoir Mevlüt Erding quasiment tout en haut (5 buts en 4 journées) du classement des buteurs est une très, très bonne nouvelle. En perdition ces dernières années, l’international turc porte sur ses épaules le bon début de saison du FC Metz. On pourrait également évoquer les bonnes dispositions du Toulousain Martin Braithwaite, qui compte un but de plus après 4 journées que la saison dernière (3 buts). Ou les débuts fracassants de Mario Balotelli à Nice (2 buts). Autant de promesses et de pistes à suivre (et à approfondir) dans les semaines à venir.

Parce qu’il y a une vraie pelouse au Moustoir

La saison prochaine, il n’y aura plus de pelouses synthétiques en Ligue 1 comme l’a ordonné la Ligue en mai dernier. Lorient n’attendra pas le dernier carat pour s’exécuter : les Merlus ont abandonné le « synthé » dès cet été pour de la pelouse, hybride certes mais de la pelouse quand même. On rejoue de nouveau sur du gazon au Moustoir, pour le plus grand plaisir des adversaires des Lorientais, peu à l’aise avec l’autre surface. Le dernier irréductible, Nancy, a choisi de « résister » un peu : le promu nancéien changera sa pelouse la saison prochaine, conformément à la dead-line imposée par la Ligue.

Alix Dulac