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Les cinq changements autorisés jusqu’à fin 2022, après la Coupe du monde

L'IFAB, l'instance internationale qui régit les lois du jeu, a annoncé ce vendredi qu'elle prolongeait la règle des cinq changements jusqu'au 31 décembre 2022, soit après la Coupe du monde qui se déroulera au Qatar. Cette règle a été mise en place à la reprise des compétitions après la première vague de Covid-19.

C'est une règle temporaire qui tend à s'installer définitivement dans le monde du football. La règle des cinq changements autorisés par match pour une équipe a été prolongée ce vendredi par l'IFAB, l'instance qui régit les lois du jeu. Cette dernière a annoncé dans un communiqué que la règle restera en vigueur "pour toutes les compétitions prévues jusqu'au 31 décembre 2022".

Une décision qui date de la fin du premier confinement

La possibilité d'effectuer cinq changements par rencontre avait été imaginée à l'issue de la première vague de Covid-19, le 8 mai 2020, alors que les compétitions étaient suspendues sur une bonne partie de la planète. À la reprise des championnats en juin, les entraîneurs ont eu l'autorisation de procéder à cinq changements par match, au lieu de trois auparavant, lors de trois sessions différentes (sans compter la mi-temps).

Une décision prise afin de préserver la santé des joueurs, qui reprenaient après plusieurs semaines d'arrêt. Depuis, la règle a été prolongée à plusieurs reprises et fait désormais l'objet de cette projection jusqu'au 31 décembre 2022. L'IFAB permet donc aux organisateurs de compétition d'autoriser les cinq changements par match.

L'Euro avec cinq changements, la Coupe du monde aussi?

La Coupe du monde au Qatar, à l'automne 2022, pourrait donc se dérouler avec cette règle en vigueur. Mais il reviendra à la FIFA de valider cette dernière. L'UEFA l'avait fait fin mars pour l'Euro. Le championnat d'Europe se déroulera donc avec la possibilité pour les entraîneurs de profiter des cinq changements par match.

Appréciée par les techniciens, cette règle est régulièrement critiquée car elle permettrait aux grands clubs d'accumuler les joueurs tout en leur promettant un temps de jeu qu'ils sont en mesure de leur octroyer grâce aux nombreux changements possibles. Les détracteurs de cette règle soulignent également que l'arguement à l'origine de celle-ci n'est plus valable, les joueurs ayant repris normalement le rythme des compétitions.

DM