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La colère de Saint-Etienne, après l'arrêt définitif du National 2 et de la D2 féminine

Les mesures sanitaires ont contraint la FFF à mettre fin aux championnats de National 2 et de D2 féminine, sans montées ni descentes. Une décision qui n'a pas plu à tout le monde, à commencer par Saint-Etienne.

L'annonce semblait inévitable depuis quelques jours. Elle est officiellement tombée ce vendredi: la Fédération française de football (FFF) a décidé d'arrêter les championnats de Division 2 féminine et de National 2 pour la saison 2020-2021, "en raison de l’épidémie de la Covid-19 et des mesures sanitaires prises par le gouvernement". Les deux compétitions étaient à l'arrêt depuis octobre dernier et n'étaient déjà pas allées à leur terme l'an passé.

"Des délais incompressibles" invoqués

"En raison d'un calendrier très restreint, avec un nombre important de journées à disputer, sans aucune possibilité de report, avec des délais incompressibles et nécessaires d'entraînement auparavant, il apparait impossible de mettre en place une reprise satisfaisante et raisonnable de ces compétitions", a assuré la FFF dans un communiqué. Par conséquent, aucune montée ni descente n'aura lieu cette année, qui s'achève sur une saison blanche.

L'annonce n'a pas plu aux féminines de Saint-Etienne, à en croire la réponse du club sur son site officiel. "Indiscutables leaders de leur groupe pour la deuxième année consécutive, les Vertes sont encore privées d’une montée en D1 Arkema qu'elles se sont efforcées d'obtenir sur le terrain grâce à leur professionnalisme et à la constance de leurs performances", s'est insurgé l'ASSE.

Les Stéphanoises en colère

"Après avoir subi un classement inéquitable ne tenant pas compte du mérite sportif il y a un an, les Stéphanoises voient une nouvelle fois leur investissement sans faille et leurs résultats irréprochables balayés par une décision arbitraire et de multiples tergiversations", peut-on lire dans la suite du communiqué. L'ASSE était effectivement en tête du groupe B, après six journées sur 22 disputées. Dans le groupe A, c'est l'US Orléans Loiret et le FC Nantes qui se partageaient la première place.

Jeudi, les équipes de National 2 et de D2 féminine s'étaient déjà manifestées auprès de la FFF dans un communiqué commun. Elles s'étaient plaintes d'"une situation inacceptable qui donne le sentiment aux clubs d'être pris en otage", ajoutant que leur championnat "méritait le respect". Si la "prise d'otages" est désormais terminée, sa finalité n'a visiblement pas fait que des heureux.

Corentin Parbaud Journaliste RMC Sport