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Le Barça squatte le Ballon d’Or

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Pour la première fois depuis 1989 et le grand Milan AC, les joueurs d’un même club, Barcelone, occuperont les trois premières places du classement du Ballon d’Or. Reste à élire le grand vainqueur 2010 entre Messi, Xavi et Iniesta. Verdict le 10 janvier 2011.

Ce n’est plus une victoire, c’est un triomphe ! Jamais depuis 1989 et le grand Milan de van Basten, Gullit et autre Rijkaard, les joueurs d’un club n’avaient monopolisé le podium d’un Ballon d’Or. C’est la perf réalisée par le grand Barça de Guardiola en 2010 avec ses nominés les champions du monde espagnols Xavi et Iniesta et le génial argentin Lionel Messi.
Sur sa page Facebook, Andres Iniesta a d’ailleurs laissé éclater sa joie. « C’est une fierté d’être parmi les trois finalistes du Ballon d’Or mais je suis encore plus heureux de l’être aux côtés de Xavi et Léo. C’est une merveilleuse récompense pour la cantera ! » Un centre de formation barcelonais, la Masia, qui n’a jamais cessé de produire des joueurs de grande qualité.
Le grand vainqueur sera élu le 10 janvier 2011 et déjà les admirateurs des trois Catalans entrent en campagne. « Moi je donnerai un petit avantage à Iniesta, affirme Jean-Pierre Papin, Ballon d’Or 1991. Son but en finale de la Coupe du monde va peser très lourd. Même si à chaque fois qu’on voit jouer Messi, on a envie de lui donner un Ballon d’Or. Ça va se jouer à peu de choses. » « C’est lui qui met le tempo, confirme Robert Pires, qui accélère lorsqu’il le faut, qui met des buts importants. Lorsqu’il a été blessé l’an passé, le Barça n’allait pas très bien. Pour moi, il le mérite. »

Abidal : « Moi, je partagerais ce Ballon d’Or en trois »

Christian Karembeu voterait pour Xavi. « C’est le moteur du Barça et de l’Espagne. Il est parfois devant la défense, parfois devant l’attaque. Il sait tout faire. C’est un véritable métronome, très technique. Il sait aussi marquer. C’est un athlète très complet qui sait également être un grand capitaine. » « Moi, si je pouvais, je partagerais ce Ballon d’Or en trois », lance hilare Eric Abidal. « Messi est le meilleur, conclut Pep Guardiola, l’entraîneur du Barça. Mais Xavi et Iniesta le méritent. »
Evidemment, côté Inter, on a du mal à digérer l’absence de Weisley Sneijder, vainqueur d’un formidable triplé avec son club et finaliste de la Coupe du monde. « Je trouve cela très injuste, lâche Massimo Moratti, le président de l’Inter. Sneijder a fait une saison 2009-2010 phénoménale : il a gagné tout ce qu'il pouvait gagner. »