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Le Graët-Guingamp : je t’aime, moi aussi !

Noël Le Graët

Noël Le Graët - -

Deuxième volet de notre reportage sur les terres du nouveau président de la FFF. Ce dernier va prochainement laisser sa place à la tête de l’En Avant Guingamp, son club de toujours. Mais les habitants de la ville des Côtes d’Armor, ses amis et ses collaborateurs savent que l’ancien maire ne pourra pas les quitter trop longtemps.

Ils ne veulent pas y croire. Pas une seconde. Fraîchement élu à la tête de la Fédération Française de Football, Noël Le Graët va prochainement quitter la direction de l’En Avant Guingamp qu’il vient de ramener cette saison en Ligue 2. Direction la Capitale et le siège de la FFF. Mais quand on prête l’oreille du côté de la ville bretonne de 8000 habitants, on reste persuadé que l’ancien maire gardera un œil attentif sur ce qu’il s’y passe. « Il est en manque d’oxygène de Guingamp tous les trois jours, résume Aimé Dagorn, son ami de trente ans et aujourd’hui président de la Communauté de communes. Non seulement parce qu’il adore cette ville et ce pays, mais aussi parce qu’on a besoin de lui et lui a besoin de nous. »

C’est pourtant une page qui se tourne dans une ville qui a connu la Coupe d’Europe sous la présidence de Le Graët, en place depuis 1972. Dès ce lundi soir, se réunissait d’ailleurs le conseil d’administration de l’EAG. A l’ordre du jour : le bilan de l’année, mais aussi l’avenir avec la question de sa succession à la tête du club. Egalement membre du conseil d’administration du club breton, Aimé Dagorn ne nourrit aucune crainte quant au futur du club. « On a toute confiance en Noël pour nous présenter les bonnes personnes. » Les deux amis ont d’ailleurs déjeuné ensemble ce lundi midi. Sans doute l’occasion de dessiner le portrait robot du futur patron de l’EAG.

« Il se bat pour la ville »

Du côté de la mairie, on se souvient d’un maire (1995-2008) « très directif qui donnait les indications ». Ensuite, il « fallait exécuter », glisse dans un sourire François Féjan, directeur général des services et qui a vu arriver Le Graët dans son fauteuil de maire il y a seize ans. Là non plus on ne l’imagine pas définitivement tourner la page. « Il se bat pour Guingamp, que ce soit au travers le club ou au travers son entreprise. C’est le trait n°1 de sa personnalité », ajoute son ancien collaborateur.

Parfois présenté comme un homme au « caractère très fort », il peut aussi donner l’impression d’être parfois un peu austère et peu abordable. « Mais quand il est détendu et qu’il n’a pas de stress particulier, c’est quelqu’un de très chaleureux », conclut l’ami Aimé Dagorn. Alors qu’il était maire il n’était d’ailleurs pas tous les jours en ville et passait beaucoup de temps à ses autres occupations. Les Guingampais ne lui en ont pas tenu rigueur. Notamment parce qu’il a su développer l’emploi dans une région touché par les difficultés économiques. Preuve supplémentaire de sa popularité : Noël Le Graët a reçu plus de 350 messages de félicitation après son élection.