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Le retour raté d’Aurier, le show Lafont, l’autorité de Jullien : les tops et flops de Toulouse-PSG

Au terme d’un match qu’il aura disputé pour moitié à dix contre onze après l’expulsion de Serge Aurier, le PSG s’est incliné à Toulouse (2-0), concédant sa deuxième défaite de la saison en Ligue 1. Porté par les gants incandescents de son gardien Alban Lafont et l’autorité de sa défense, le TFC signe le premier gros coup de cette 7e journée et s’empare provisoirement de la 2e place.

TOPS

Lafont, quel show

Si Toulouse a réussi son pari, signé une troisième victoire consécutive en Ligue 1 et pris provisoirement la 2e place du classement, devançant sa victime du soir, le club violet le doit à son jeune gardien de 17 ans, très sollicité en première période. C’est simple, Alban Lafont a enchaîné les parades et toujours de façon spectaculaire. Pied droit en extension (29e), bonne lecture du jeu (11e), main ferme (41e)… ceci n’est qu’un listing grossi des prouesses du portier toulousain, sûr dans les airs, rarement pris en défaut et suppléé quand ce fut le cas par sa défense centrale. Son envergure et son calme ont fait douter Cavani, déjouer Paris et ont transcendé Toulouse.

Dupraz, pari réussi

Sa causerie, avec une petite musique de film pour transcender ses joueurs, a fait son effet. Son schéma tactique, son 4-3-2-1 et la discipline de ses troupes ont causé énormément de soucis aux joueurs du PSG. Pascal Dupraz alignait une formation avec une moyenne d’âge de 22 ans et 1 mois, avec, notamment, la première titularisation en Ligue 1 de Clément Michelin. Et si parfois ces joueurs (Steeve Yago) se sont laissés emporter par un excès de nervosité, ces derniers, même au plus fort de la domination adverse, ont répété les courses, fermé les espaces (quel match de Blin et de Bodiger, récompensé par un but) et ont fait preuve de solidarité. Avant d’exploiter à la perfection leur supériorité numérique en seconde période.

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Jullien, c’est vraiment costaud

Avec Issa Diop, il fait vraiment la paire. Mais contrairement à son coéquipier, il n’a commis aucune erreur, même au plus fort de la domination du PSG. C’est lui qui vient sauver le TFC en repoussant une tête de Serge Aurier mal appréciée par Alban Lafont (45e+1). Sa grande carcasse a régulièrement renvoyé les centres et les ouvertures parisiennes. Sa relance a fait énormément de bien à son équipe. Impressionnant.

FLOPS

Aurier, c’était pas sa soirée

Les premières minutes de la partie en ont dit long, très long même finalement sur la sale soirée qu’a passée au Stadium Serge Aurier. On a vu l’international ivoirien râler sur une ouverture de Lucas (6e) alors que le ballon était jouable. On l’a vu prendre un carton jaune pour un excès d’engagement à l’encontre d’Alban Lafont, touché en pleine sortie aérienne (24e). Bref, malgré un jeu toujours aussi généreux, le latéral droit, qui revenait de blessure, a affiché une nervosité qui ne s’est tue qu’à la 47e, lorsque l’intéressé a agrippé en pleine surface le maillot de Toivonen. Et vu logiquement rouge, précipitant les siens vers leur deuxième défaite de la saison.

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Motta, fallait pas l’inviter

Unai Emery pensait certainement qu’en remplaçant Blaise Matuidi par Thiago Motta (70e), il permettrait à son équipe, réduite à dix après l’exclusion de Serge Aurier (47e), de remettre le pied sur le ballon. Cela n’a pas du tout été le cas. Malheureusement pour Paris, Thiago Motta a fait du Thiago Motta (celui de ces dernières semaines du moins). C’est-à-dire une faute inutile et grossière, seulement cinq minutes après son entrée. Une autre, encore plus grossière, qui aurait dû le renvoyer aussi sec aux vestiaires. C’est finalement sur une passe totalement ratée pour son gardien que l’Italien a enterré les espoirs d’égalisation de son équipe, permettant à Jimmy Durmaz (2-0, 79e) de marquer.

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Cavani, pas faute d’essayer mais…

Cette fois, il n’aura pas fait mouche à chacune de ses tentatives. Il n’aura pas fait mouche tout court d’ailleurs. Edinson Cavani est tombé sur un grand Alban Lafont ce vendredi soir et ceci doit être bien souligné pour analyser son match dans son ensemble. Mais l’international uruguayen a aussi manqué de spontanéité, notamment sur la tête en retrait d’Issa Diop (11e) ou de justesse, à l’image de sa tête (son point fort pourtant) pas suffisamment décroisée sur un centre de Maxwell (40e).