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Barça: Xavi se dit "en état de choc" après le placement en détention de Dani Alves

Accusé d'agression sexuelle par une jeune femme espagnole, Dani Alves a été entendu par la police et placé en détention provisoire vendredi soir. Une affaire qui "choque" l'entraîneur du Barça Xavi, qui l'a longtemps connu comme coéquipier puis joueur.

"Je suis en état de choc." Tels ont été les mots de Xavi, l'entraîneur du Barça, lors de la conférence de presse de samedi, quand il a été interrogé sur la mise en détention provisoire de Dani Alves pour une accusation d'agression sexuelle. Lui qui a connu le Brésilien comme coéquipier puis joueur sous ses ordres se dit "choqué".

"La justice statuera quoi qu'il en soit"

"Il est difficile de commenter une telle situation, a-t-il d'abord glissé. Je pense que je suis surpris et choqué. Je suis en état de choc. La justice statuera quoi qu'il en soit. Je me sens très mal pour lui. Je suis choqué."

Dani Alves a passé sa première nuit enfermé dans la prison de Brians 1, à Barcelone. L'ancien latéral du Barça a été inculpé pour un délit présumé d'agression sexuelle qui, pour l'instant, a déjà conduit à sa mise en détention provisoire sans caution sur ordre du chef du 15e tribunal d'instruction de Barcelone.

Entre 4 à 12 ans d'emprisonnement

Selon la déclaration de la victime, que le juge d'instruction considère comme "énergique et persistante", le joueur l'a agressée dans des toilettes d'une zone réservée de la boîte de nuit Sutton à Barcelone dans la nuit du 30 au 31 décembre. Elle explique ensuite que l'ancien joueur des Pumas, dont le contrat a été résilié vendredi, l'aurait violée et forcée à faire une fellation.

Suite au dernier amendement législatif de la "Ley del sí es sí", le délit d'agression pour le moment retenu contre Dani Alves l'exposerait à des peines allant de quatre à douze ans d'emprisonnement, si l'agression est reconsidérée comme une "pénétration par voie vaginale, anale ou orale".

Le joueur nie, mais les caméras ont tourné

Le footballeur admet qu'il était dans la discothèque, mais maintient qu'il n'y est resté que peu de temps et nie l'agression sexuelle que lui attribue la victime. Un récit qui, selon le juge d'instruction, contredit les preuves recueillies par les Mossos, qui ont interrogé plusieurs témoins, dont le personnel de sécurité de la boîte de nuit de Sutton. Ils ont également prélevé des échantillons biologiques dans les toilettes où les faits se seraient déroulés et ont visionné les caméras de sécurité du club.

AC